<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615</id><updated>2012-02-13T00:32:19.160+01:00</updated><title type='text'>Blog à Crédit</title><subtitle type='html'>Bribes, Traces, Sécrétions</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>81</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3095041386807444928</id><published>2012-02-10T23:02:00.000+01:00</published><updated>2012-02-10T23:03:03.198+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le top du snobisme c'est d'être le plouc de soi-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3095041386807444928?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3095041386807444928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3095041386807444928&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3095041386807444928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3095041386807444928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2012/02/le-top-du-snobisme-cest-detre-le-plouc.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1735114900397645788</id><published>2012-02-04T21:52:00.003+01:00</published><updated>2012-02-04T21:56:02.785+01:00</updated><title type='text'>Campagne</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-nRJbmsO9YZo/Ty2aqHtfCpI/AAAAAAAAAJI/E4yH158VWVM/s1600/labeuche%2B2012.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-nRJbmsO9YZo/Ty2aqHtfCpI/AAAAAAAAAJI/E4yH158VWVM/s400/labeuche%2B2012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5705386351363295890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de vous faire un dessin : vous avez bien compris que les charges auxquelles je suis voué ne me permettent point de traîner par ici.&lt;br /&gt;Il y a des priorités dans la vie.&lt;br /&gt;Et vous conviendrez avec moi qu'il vaut mieux avoir Labeuche à l'Elysée que sur Blogspot.&lt;br /&gt;A bientôt, donc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1735114900397645788?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1735114900397645788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1735114900397645788&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1735114900397645788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1735114900397645788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2012/02/campagne.html' title='Campagne'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-nRJbmsO9YZo/Ty2aqHtfCpI/AAAAAAAAAJI/E4yH158VWVM/s72-c/labeuche%2B2012.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7658308097790006525</id><published>2011-12-16T14:04:00.005+01:00</published><updated>2011-12-16T15:26:01.597+01:00</updated><title type='text'>Décembre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-aVhQRLOsCk0/TutQ8GjR-3I/AAAAAAAAAIs/H-H3C3xU7go/s1600/christ%2Bdarras.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 396px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-aVhQRLOsCk0/TutQ8GjR-3I/AAAAAAAAAIs/H-H3C3xU7go/s400/christ%2Bdarras.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686727947966348146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un moyen bien plus efficace que tous les régimes du monde pour se couper l'appétit : aller au marché de Noël à Toulouse à l'heure du déjeuner un jour couvert et tiédasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme c'est bientôt Noël le gogo se couvre, et se couvre comme s'il faisait -10° alors qu'il en fait 18, de la même façon que le gogo toulousain (il a ses particularités, le gogo toulousain, d'autant plus que de Toulousains, à Toulouse, il n'y en a presque plus, ce qui fait que le gogo toulousain est plus gogo que toulousain, et pourtant la localisation toulousaine influe beaucoup sur sa gogoïtude, mais enfin tentons de n'être pas plus cratyliens que Renaud Camus ni royalistes que le roi), et plus particulièrement la gogotte toulousaine, montre ses nichons au moindre quidam dès le premier rayon de soleil d'avril venu. Il est comme ça, le gogo toulousain. Il a du fric, en général, mais il aime bien être vêtu comme les pouilleux qui déambulent dans les rues de cette ville dès que les gogottes leur montrent leurs nichons, avec leurs chiens puants et leurs puces virevoltant autour des djembés. Et comme il a du fric, il aime bien le dépenser &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sur le pouce&lt;/span&gt;, comme on dit, il adore ça, la surlepouçattitude. Ainsi, au marché de Noêl, il dépense six euros pour déglutir à la face de ses compéripatétitiens une patate chaude agrémentée de trois lardons. C'est Noël ! Sa patate, il la boufferait jamais, chez lui, il se demanderait ce que c'est que ce foutage de gueule bordel de merde ou putain con c'est comme vous voulez je vaux mieux qu'une patate de prolo faut pas déconner quoi. Mais au marché de Noël, à six euros, la patate s'annoblit - surtout lorsqu'il s'agit de faire profiter ceux qui eux aussi vont manger une patate chaude à six euros (ou une purée de patates chaudes agrémentée de trois miettes de cantal qu'on appelle aligot pour la vendre à huit euros) du spectacle de leurs mandibules et amygdales exposées comme dans une de ces &lt;span style="font-style:italic;"&gt;performances&lt;/span&gt; qu'ils affectionnent tant (voir une cinglée se taillader la peau sur scène ou des connards jeter de la merde sur un portrait du Christ les fait bander au plus haut point).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'insistera jamais asez sur la corrélation implacable qui existe entre l'enlaidissement d'une ville et la laideur de ses habitants, tant physique que morale.&lt;br /&gt;Jamais Toulouse n'a été aussi laide qu'aujourd'hui, jamais. Ses rues sont éventrées, les travaux de réaménagement sont faits au mépris de tout sens esthétique (et de tout sens moral, ce qui présentement revient exactement au même), ses quartiers nouveaux crèvent inexorablement de froideur et d'isolement avant que d'avoir pu exister, ses splendeurs sont travesties systématiquement par l'obsession maladive qui relève de la psychiatrie de la dictature du vivrensemble égalitariste et festif (à ce titre, l'exposition, en plein air, l'été dernier, de photographies absolument nulles, crades, même pas laides, d'enfants de toutes les races, évidemment unis (derrière quoi ? face à quoi ? dans quel objectif ? on n'en sait rien et on s'en tape), autour de la basilique Saint-Sernin qu'elle tentait de souiller en vain, cette exposition, donc, était tout à fait emblématique de cette haine contre le Beau et le Sacré qui causera notre perte), et, bien sûr - car c'est ce qui nous intéresse, au fond - l'exacerbation de l'agressivité permanente régnant entre ses murs en ruine. &lt;br /&gt;Car ne nous leurrons pas : c'est bien de haine qu'il s'agit. Ils pourront tenter de la travestir sous tous les oripeaux de la solidarité la plus imposée, de la bienpensance la plus éculée, du fun et du cool et du sympa les plus racoleurs, ils n'arriveront pas à cacher leur nature de criminels. Ils y arriveront d'autant moins quand la guerre qu'ils sèment fera d'eux les premières victimes, ces salopards - à trop tendre son cul on finit par se le faire défoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu merci, un miracle s'est produit sur ce marché de Noël - miracle imprévisible et stupéfiant.&lt;br /&gt;Devant un marchand de chapeaux une odeur de naphtaline emplit mes narines de souvenirs. J'adore la naphtaline, si volontiers méprisée, elle me renvoie chez l'homme que j'ai peut-être le plus aimé au monde.&lt;br /&gt;Et, par elle, je sais que tout n'est pas perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Tableau de Jacques Darras intitulé What Else)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7658308097790006525?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7658308097790006525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7658308097790006525&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7658308097790006525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7658308097790006525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/12/decembre.html' title='Décembre'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-aVhQRLOsCk0/TutQ8GjR-3I/AAAAAAAAAIs/H-H3C3xU7go/s72-c/christ%2Bdarras.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7558400150935967750</id><published>2011-11-27T00:01:00.001+01:00</published><updated>2011-11-27T00:01:52.454+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Intense état d'extase contemplatrice cet après-midi au centre commercial Leclerc de R.-sur-G. nouvellement refait, en haut d'un atrium dans lequel une végétation luxuriante tapissait de vagues verdoyantes l'antre satanique autant qu'éthéré du temple moderne de nos idoles agonisantes.&lt;br /&gt;Un ruisseau javellisé coulait de bas en haut et de haut en bas, des enfants hurlaient, les regards déclinaient comme le soleil que l'on n'a pas vu, la nuit aveuglante de lumière pénétrait en nos poumons, et l'air stérile, des boutiques et des toilettes, des parkings et des couloirs, des restaurants et des distributeurs de billets, par sa transparence intégrale, rappela à qui voulut l'entendre que nous étions morts.&lt;br /&gt;Ce fut une belle journée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7558400150935967750?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7558400150935967750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7558400150935967750&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7558400150935967750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7558400150935967750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/11/intense-etat-dextase-contemplatrice-cet.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4879477074919982752</id><published>2011-11-23T12:11:00.002+01:00</published><updated>2011-11-23T12:17:19.329+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La sincérité de la souffrance c'est la pudeur.&lt;br /&gt;Ecrire qu'on souffre, le publier, imprimatiquement ou webmatiquement, c'est corrompre cette souffrance par les mots et la parole des mots, c'est salir le magistère de la souffrance, c'est rabaisser sa dignité mise à la portée des blogueurs.&lt;br /&gt;Les mots seront toujours un écran aux maux. Et c'est tant mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4879477074919982752?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4879477074919982752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4879477074919982752&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4879477074919982752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4879477074919982752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/11/la-sincerite-de-la-souffrance-cest-la.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3591598987702268045</id><published>2011-11-15T13:46:00.007+01:00</published><updated>2011-12-12T16:31:30.183+01:00</updated><title type='text'>Nequando obdormiam in morte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-k85KX7Xie8o/TsJo8djOzZI/AAAAAAAAAIQ/yWbRQQ89In8/s1600/PICT0714.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-k85KX7Xie8o/TsJo8djOzZI/AAAAAAAAAIQ/yWbRQQ89In8/s400/PICT0714.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675213868374085010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Seigneur, ouvre mes lèvres&lt;br /&gt;Que ma bouche publie ta &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/36526953@N03/sets/72157628130147736/"&gt;louange&lt;/a&gt; !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Identifié Satan : ce sont nos fluctuations de conscience, l'imagination de scènes hypothétiquement futures que nos rancoeurs appellent de leur désir de meurtre. Le Diable, c'est le parasitage du présent par des haines inextinguibles, l'anesthésie de la pleine conscience de la majesté du présent absolu, soit l'éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pêché est tout simplement ce qui nous ôte à la lumière divine : il ne peut lui faire de l'ombre - il ne peut que nous retirer de son rayonnement, en annihilant notre humanité.&lt;br /&gt;Car ce n'est pas parce que l'on est homme que l'on pêche, mais bien parce que l'on pêche que l'on peine à devenir homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se trompe lorsque l'on parle, aujourd'hui, de liberté : ce n'est pas parce que tout est permis que l'on est libre. Il n'est de liberté que dans la dignité, et de dignité que dans la lucidité : ouvre les yeux et vois - ta liberté est un lâchage, et tes heures, et tes jours, et ta vie, sans tenue, sans rite, sans règle, s'effondreront devant toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisse notre vie de quête, de foi et de bonne volonté, en nous conduisant à notre mort dans l'unité de Dieu, faire de nous des hommes libres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3591598987702268045?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3591598987702268045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3591598987702268045&amp;isPopup=true' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3591598987702268045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3591598987702268045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/11/nequando-obdormiam-in-morte.html' title='Nequando obdormiam in morte'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-k85KX7Xie8o/TsJo8djOzZI/AAAAAAAAAIQ/yWbRQQ89In8/s72-c/PICT0714.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8467967428180027267</id><published>2011-10-31T00:57:00.008+01:00</published><updated>2011-10-31T01:18:39.138+01:00</updated><title type='text'>Après The Social Network</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-tuF6p_NmXnc/Tq3o7Jsg37I/AAAAAAAAAIE/iL46yRXGNX4/s1600/Mark-Zuckerberg.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 285px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-tuF6p_NmXnc/Tq3o7Jsg37I/AAAAAAAAAIE/iL46yRXGNX4/s400/Mark-Zuckerberg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669443608841871282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant nos dépendances, nous devrions agir comme l'indique Locke à Charlie : n'attends pas qu'il n'y ait plus de ta drogue, jette-la avant que ce soit son absence qui te contraigne au sevrage, éprouve ta liberté en décidant toi-même de la jeter.&lt;br /&gt;Nous sommes tous les rescapés du vol 815, nous sommes tous en train de survivre en quête de sens sur cette putain d'île.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un antisémite sur Facebook, c'est un peu comme un islamophobe en pèlerinage à La Mecque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu The Social Network.&lt;br /&gt;David Fincher avait là un sujet en or : un asocial qui crée le plus grand "réseau social" du monde, un ascète qui fonde un lupanar virtuel, un quasi-autiste à la tête du royaume de la gaudrillole, du poke, du tutoiement, des "amis" et des demandes d'"amitié". Cette contradiction apparente comme condition absolue de l'aliénation de 700 millions d'individus. Le pouvoir d'aujourd'hui : ses causes, ses effets, sa nature.&lt;br /&gt;Eh bien au lieu de cela, au lieu d'un grand film politique et métaphysique, nous avons affaire à un vulgaire film ... de procès. Mise en scène plate, insipide et sans aucune idée (et quand idées il y a elles sont catastrophiques de laideur, comme la scène ridicule et inutile de la course de canoë-kayaks, entre autres), telle une ingestion de scorsesisme mal digérée (on sent bien l'influence de films comme le génial Casino, où la musique omniprésente sert d'ossature à la narration déstructurée, mais là où Scorsese en faisait rythmique, trame narrative et fond du sujet tout à la fois, Fincher n'en fait qu'un fade décorum), dialogues convenus, ce film qui aurait pu et dû être une réflexion sur un bouleversement dans l'atonie, une révolution le cul sur sa chaise, n'est que la chronique de la création de Facebook et des imbroglios entre Zuckerberg et ses divers acolytes.&lt;br /&gt;Et c'est navrant.&lt;br /&gt;Seul grand moment : après deux heures de patience qui nous rend susceptibles de prétendre à la sainteté, la dernière scène : Zuckerberg, seul dans la salle où se tient l'audition des différentes parties de l'affaire, devant son ordinateur portable, va sur le "profil Facebook" de sa petite amie du début du film qu'il avait insultée via son blog (petite amie qu'il tente de récupérer au milieu du film et qui refuse) et lui fait une "demande d'ami". Double aliénation : Zuckerberg à cette fille qui de façon absolument dérisoire et pathétique n'a plus que sa création, Facebook, et ses termes galvaudés pour rester en contact avec elle, et cette jeune femme, qui malgré l'outrage que son ex lui a fait subir, ne résiste pas à sa création, Facebook donc. Grande scène de solitude et d'enfermement, absolument tragique de par sa misère même.&lt;br /&gt;Mais c'est tout, et c'est bien peu, et c'est bien tard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8467967428180027267?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8467967428180027267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8467967428180027267&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8467967428180027267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8467967428180027267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/10/apres-social-network.html' title='Après The Social Network'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tuF6p_NmXnc/Tq3o7Jsg37I/AAAAAAAAAIE/iL46yRXGNX4/s72-c/Mark-Zuckerberg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7500041759240499804</id><published>2011-10-22T22:29:00.008+02:00</published><updated>2011-10-22T23:11:44.439+02:00</updated><title type='text'>La joie comme volonté et comme abnégation</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-xEdFnKSgsJw/TqMuYNa65dI/AAAAAAAAAHw/Rd-1kc4sF-E/s1600/RubensLeucippe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 372px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-xEdFnKSgsJw/TqMuYNa65dI/AAAAAAAAAHw/Rd-1kc4sF-E/s400/RubensLeucippe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666423749616526802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, on peut déplorer la banlocalisation galopante, l'industrialisation saccageant nos campagnes, la déculturation forcenée du système éducatif, du journalisme, de la politique culturelle, jusqu'à notre langue même, oui, on peut être écoeuré par la prolétarisation des classes moyennes, la clochardisation des classes populaires, l'arrogance des classes dirigeantes, oui, on peut s'inquiéter de la perte de notre souveraineté nationale, de la communautarisation à outrance qui ronge peu à peu notre identité en nous rendant honteux de notre histoire, quand ce n'est pas l'amnésie qui nous guette, oui on ne peut qu'être consterné par l'enlaidissement de nos paysages  et de nos villes, par la hausse démographique qui telle une lèpre pourrait envahir tout ce qui pouvait nous servir de refuge, nous tenir lieu de paix, nous faire espérer la possibilité d'un ailleurs, oui on peut être déprimé par la perte de tout ce que l'on croyait nôtre, perfectible certes mais nôtre.&lt;br /&gt;Oui, on peut tout cela.&lt;br /&gt;Mais nous avons aussi le devoir, face à ces ténèbres nécrophiles, d'aspirer, envers et contre tout - en priorité contre ceux qui ne savent que déplorer ces choses sans s'apercevoir que, se vautrant dans cette fange, ils sont les premiers à l'entretenir et à se faire entretenir par elle -, à la joie, à nos joies, à notre joie.&lt;br /&gt;Car nous devons vivre.&lt;br /&gt;Le moindre de nos devoirs est donc de résister, et cette résistance ne pourra passer que par la volonté de la joie : on pourra tenter de nous déposséder de tout par les chantages les plus abjects comme les plus tentants - le Diable est polymorphe et ne réside hélas pas que dans les détails -, nos joies seront saines, nos joies seront libres, nos joies seront innocentes et, n'entretenant aucun complexe de culpabilité,  nos joies nous rendront nôtres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7500041759240499804?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7500041759240499804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7500041759240499804&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7500041759240499804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7500041759240499804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/10/la-joie-comme-volonte-et-comme.html' title='La joie comme volonté et comme abnégation'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-xEdFnKSgsJw/TqMuYNa65dI/AAAAAAAAAHw/Rd-1kc4sF-E/s72-c/RubensLeucippe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2095269572842444432</id><published>2011-09-25T21:07:00.007+02:00</published><updated>2011-09-26T00:17:42.333+02:00</updated><title type='text'>Entretien avec le professeur Z (3)</title><content type='html'>Professeur Z : Ça y est Beuche, le Sénat a basculé à gauche !&lt;br /&gt;Pascal Labeuche : Je crois bien en effet que ma couille gauche est plus développée que la droite, mais enfin ça ne date pas d'aujourd'hui mon bon professeur, et vous comprendrez que la bienséance qui m'anime m'interdit de vérifier cette hypothèse devant vous.&lt;br /&gt;Z : Oh mais la confiance est de mise en pareil cas mon brave.&lt;br /&gt;PL : C'est parfait.&lt;br /&gt;Z : Allez allez, on vous voit venir, là, le désabusé, vous allez nous faire le coup de Le Pen avec son "UMPS", hein ! Rien de nouveau sous le soleil insupportable d'automne qui crâme notre espérance de fraîche et douce rousseur sous la toison estivale de l'attardement sénile autant que puéril de la gaudrillole sudiste en rut !&lt;br /&gt;PL : Je vous prie de me pardonner Z, mais les positions de Jean-Marie ne font point partie de mon érotique. La fraîche et douce rousseur, en revanche ...&lt;br /&gt;Z : Sous-chien !&lt;br /&gt;PL : Plait-il ?&lt;br /&gt;Z : Sous-chien !&lt;br /&gt;PL : Que vous arrive-t-il tout à coup Z ? Le contre-coup de votre toison estivale en rut ?&lt;br /&gt;Z : Je m'affirme anti-raciste moi monsieur ! Sous-chien !&lt;br /&gt;PL : Mais sur quel bouton ai-je donc appuyé pour que vous aboyiez tout à coup mon bon Z ? Vous n'avez pas de clitoris pourtant ?&lt;br /&gt;Z : Non mais je m'adapte. Enfin, je tente. J'ai entendu une dame l'autre jour à la télé dire ça. Elle parlait de souche. Et de sous-chien. &lt;br /&gt;PL : Parlait-elle de sous-homme ?&lt;br /&gt;Z : Ah non non non, elle parlait de sous-chien. &lt;br /&gt;PL : Considère-t-elle le chien comme inférieur à l'homme ? Serait-elle spéciste ? Aurait-elle le clitoris qui la démange ?&lt;br /&gt;Z : Spéciste ?&lt;br /&gt;PL : Ah oui oui oui, spéciste, absolument, il est spéciste et donc discriminant et donc inacceptable, Monsieur, d'établir une hiérarchie entre l'homme et le chien (sauf si c'est le chien qui est déclaré supérieur à l'homme bien sûr).&lt;br /&gt;Z : Ah mais elle parlait pas de chien hein ! Elle parlait de sous-chien !&lt;br /&gt;PL : Ben si elle parlait de sous-chien elle faisait référence au chien et ce qui était en-dessous.&lt;br /&gt;Z : Ah mais non, de sous-chien, pas de sous-chien. De souche quoi.&lt;br /&gt;PL : Oui de sous-chien.&lt;br /&gt;Z : Elle l'écrit pas comme ça.&lt;br /&gt;PL : En effet, elle le dit. Elle est spéciste. Y avait-il des anti-spécistes dans la salle Y ?&lt;br /&gt;Z : Non. La prochaine fois j'y irai. Et je crierai : "Vive les sur-chiens !"&lt;br /&gt;PL : C'est bien Z. Et ils aboieront.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2095269572842444432?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2095269572842444432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2095269572842444432&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2095269572842444432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2095269572842444432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/entretien-avec-le-professeur-y-3.html' title='Entretien avec le professeur Z (3)'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2250776185416307269</id><published>2011-09-16T11:34:00.002+02:00</published><updated>2011-09-18T23:21:06.764+02:00</updated><title type='text'>Entretien avec le professeur Z   (2)</title><content type='html'>Z : Eh beh dites donc monsieur Labeuche vous me semblez bien agacé !&lt;br /&gt;PL : Votre manque de perspicacité fera votre gloire, Z.&lt;br /&gt;Z : Votre mauvaise foi vous perdra, Beuche.&lt;br /&gt;PL : Bon, vous voulez que je pleure sur votre épaule, c'est ça ?&lt;br /&gt;Z : Pas aujourd'hui s'il vous plait, j'ai mis ma chemise en soie.&lt;br /&gt;PL : Je ne veux plus relativiser. J'en ai plein le cul, de la relativité. Je veux la chier, pas me faire enculer. De l'absolu, je n'aspire plus qu'à l'absolu.&lt;br /&gt;Z : Eh ben dites donc paf tout de go vas-y que je t'envoie ça sur la chemise en soie ! Mais quelle est donc la cause (pardonnez mon désir ineffable de rationalité)de cette diarrhée (restons dans l'antre du cul) verbale ?&lt;br /&gt;PL : Oh, la lassitude, la lassitude.&lt;br /&gt;Z : Ah oui, l'humanité qui ne se supporte plus, tout ça. Vous n'auriez donc que ça à la gueule ?&lt;br /&gt;PL : Vous êtes sorti de l'antre du cul ?&lt;br /&gt;Z : Trop sombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2250776185416307269?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2250776185416307269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2250776185416307269&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2250776185416307269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2250776185416307269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/entretien-avec-le-professeur-z-2.html' title='Entretien avec le professeur Z   (2)'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4185958412041719310</id><published>2011-09-16T10:42:00.005+02:00</published><updated>2011-09-16T11:34:30.539+02:00</updated><title type='text'>« Pourquoi me répéter ? »</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-873EWRE6P3w/TnMSply5jwI/AAAAAAAAAG4/E9yyXuNLbg8/s1600/hippie%2Bphotos%2Bvieux.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-873EWRE6P3w/TnMSply5jwI/AAAAAAAAAG4/E9yyXuNLbg8/s400/hippie%2Bphotos%2Bvieux.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5652882463009640194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon cher Guerne,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je suis aussi abattu que vous, et, de plus, furieux contre tout le monde et, naturellement, contre moi-même. Je n'ai rien fichu de tout l'été, je n'ai même pas été capable de pondre un simulacre d'article promis il y a quelques mois à une revue. Il est vrai que je ne vois pas la nécessité d'écrire quoi que ce soit. Tous les sujets me paraissent fades. Et puis j'ai assez dit que la vie était impraticable : pourquoi me répéter ? et convaincre qui ?&lt;br /&gt;  Je ne me suis jamais senti aussi étranger dans cette ville que cet automne. Le Quartier, pour lequel j'avais une sorte de faible, ces jeunes crétins omniprésents en ont fait un lieu de cauchemar. Tout à l'heure, j'ai aperçu un « couple » dont l'allure et le déguisement m'ont fait trembler de dégoût : lui, barbu et sale, aurait pu à la rigueur passer, mais elle m'a mis hors de moi. Cette imbécile n'avait qu'un pull-over sur elle et un semblant de short, et, de ses deux mains, elle se frottait les fesses, en pleine rue. Un spectacle à vous rendre impuissant ou pédéraste. Partout, le sordide et le puant. L'homme est voué à perdre sa figure. Cette fin des temps dont vous parlez, je crois qu'elle sera hideuse et cependant médiocre, une dérision de l'Apocalypse. Les cons à Patmos.&lt;br /&gt;  Comme l'année passée, j'ai pu, à la fin de juillet, m'adonner pendant une dizaine de jours au travail manuel dans la propriété d'un ami, près de Nantes. C'est le seul genre d'activité qui me fasse du bien et qui me comble. Je devrais en tirer les conséquences mais je ne le peux pas. Tant que l'homme travaillait de ses mains et croyait aux dieux, tout avait l'air d'aller. Ces choses si simples et si vraies, c'est inouï que nous les ayons perdues pour toujours. La vérité se trouve derrière nous. Dire qu'il y a des fous qui misent sur l'avenir ! Ce qu'on doit savoir d'important réside dans la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Genèse&lt;/span&gt; et dans saint Jean, au commencement et à la fin de la Bible. Le reste est remplissage.&lt;br /&gt;  Amitiés à vous deux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E.M. Cioran&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4185958412041719310?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4185958412041719310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4185958412041719310&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4185958412041719310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4185958412041719310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/pourquoi-me-repeter.html' title='« Pourquoi me répéter ? »'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-873EWRE6P3w/TnMSply5jwI/AAAAAAAAAG4/E9yyXuNLbg8/s72-c/hippie%2Bphotos%2Bvieux.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2595203462558297033</id><published>2011-09-15T15:00:00.001+02:00</published><updated>2011-09-15T15:04:36.835+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La "réacosphère", les "réacs", - ou les soixante-huitards d'aujourd'hui : des enfants gâtés en pleine crise d'adolescence qui vont dans le sens du vent en croyant se rebeller contre un système qui les y pousse.&lt;br /&gt;Sauf qu'ils ont l'air de moins jouir que leurs glorieux aînés ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2595203462558297033?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2595203462558297033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2595203462558297033&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2595203462558297033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2595203462558297033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/la-reacosphere-les-reacs-ou-les.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-9098155056629967733</id><published>2011-09-14T12:08:00.008+02:00</published><updated>2011-09-18T23:40:07.246+02:00</updated><title type='text'>Entretien avec le professeur Z</title><content type='html'>Professeur Z : Bonjour Beuche !&lt;br /&gt;Pascal Labeuche : Beuche est mort, et depuis un certain moment.&lt;br /&gt;Z : Pardon, mais enfin c'est pareil.&lt;br /&gt;PL : Non.&lt;br /&gt;Z : Bon.&lt;br /&gt;PL : Alors ?&lt;br /&gt;Z : Beh vous écrivez plus rien sur votre blog, alors la blogo s'inquiète monsieur Beuche !&lt;br /&gt;PL : Labeuche, connard.&lt;br /&gt;Z : Oui enfin Beuche ou La, c'est pareil : plus rien.&lt;br /&gt;PL : Tout le monde s'en branle.&lt;br /&gt;Z : Evidemment. Tout le monde est ailleurs. Ou personne n'est là. En ouvrant sa gueule ici et là. C'est ça la blogo.&lt;br /&gt;PL : Vous allez me fatiguer Professeur.&lt;br /&gt;Z : Bon bon bon. Bon alors : pourquoi cette inanition Labeuche ?&lt;br /&gt;PL : Parce que je suis en vie, je crois bien, Z.&lt;br /&gt;En vie dans cette humanité qui se suicide par prolifération. Plus l'humain se tourne vers l'automatisation, la robotisation, l'abstraction, le virtuel, bref plus il se déshumanise, et plus il se reproduit. Comme s'il ne pouvait pas disparaître discrètement, dignement, mais en macérant dans son suc, dans celui de ses congénères, par asphixie.&lt;br /&gt;N'est-ce pas prodigieux, Z ?&lt;br /&gt;Z : Et pourquoi diable faudrait-il que l'humanité disparaisse, d'abord ?&lt;br /&gt;PL : Parce qu'elle ne se supporte plus.&lt;br /&gt;Z : Et vous, vous vous supportez ?&lt;br /&gt;PL : Moi j'arriverais à me supporter vraiment si j'étais Dieu, c'est-à-dire Tout dans son infinie multiplication. Je serais ce que j'engendre et ce qui m'engendre, tout, tous, c'est-à-dire rien.&lt;br /&gt;Etre soi, c'est-à-dire être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout&lt;/span&gt; soi, c'est-à-dire n'être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;que&lt;/span&gt; soi, est proprement invivable. La naissance est une condamnation à l'en-soi dont la respiration est le procureur et le geôlier tout à la fois.&lt;br /&gt;Et il est parfaitement inutile de discuter avec quiconque n'éprouve pas cette réalité dans sa chair.&lt;br /&gt;Z : Bah le suicide alors !&lt;br /&gt;PL : C'est bien ce que je pensais : vous êtes un véritable connard.&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(à Sébastien Salamand)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-9098155056629967733?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/9098155056629967733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=9098155056629967733&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/9098155056629967733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/9098155056629967733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/entretien-avec-le-professeur-z.html' title='Entretien avec le professeur Z'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6957536499001239083</id><published>2011-09-06T12:09:00.004+02:00</published><updated>2011-09-06T12:36:18.346+02:00</updated><title type='text'>« La révolution comme fête » - avant Muray</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Paris, le 18 février 1969&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cher Guerne,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le regret de Paris vous visite de temps en temps, il est facile de l'écarter : vous n'avez qu'à vous représenter ce qui se passe dans ce qui fut votre quartier. On y voit à n'importe quelle heure du jour et de la nuit surtout, des groupes de cinq, de six, de sept - jeunes gens tous, aux longs cheveux bien entendu, et qui ont l'air haineux ou las ou avachi. On ne sait pas d'où ils viennent ni où ils vont. Il arrive que dans l'un de ces groupes une querelle éclate, qui souvent dégénère en bagarre. Et alors on assiste au plus lamentable des spectacles : on se précipite sur un « camarade », on l'appelle « vendu », « salaud », « traître », on le fout par terre, on lui donne force coups de pied, et puis on déguerpit. J'ai été témoin de plusieurs de ces exploits héroïques. On m'assure qu'ils sont très fréquents, et que nul passant n'intervient jamais, tant on redoute ces messieurs. La lâcheté est universelle et compréhensible. Il paraît qu'en Amérique c'est bien pire. J'ai lu, l'été dernier, les déclarations d'un riche Yankee, qui disait qu'il passait toutes ses vacances à Léningrad parce qu'il pouvait s'y promener la nuit sans risquer sa vie. Il est à peu près certain que l'atmosphère des pays opulents, civilisés, « libres », finira par devenir irrespirable. On ne circulera plus à Paris, dans dix ans, qu'avec une escorte. Quand les ouvriers, à la faveur de l'automation, ne travailleront plus que quelques heures par semaine, ils réagiront comme les étudiants et ils voudront eux aussi foutre tout en l'air par ennui, par exaspération, par ce vide terrifiant, fruit de l'oisiveté. La vie n'est supportable que pour les esclaves, pour ceux qui, comme vous, ont traduit 70 volumes ! Pour un jeune qui n'a rien fait et qui ne sait rien faire, elle est un cauchemar. La révolution comme fête,- telle fut la grande trouvaille de l'an dernier - la révolution comme orgie permanente ! J'incline à penser que tous ces jeunes sont des épuisés sexuels : blasés sur le plaisir, dont pourtant ils font le principe de leur action, ils en veulent à une société qui leur aura dispensé trop de loisirs. C'est la haine contre le bienfaiteur, le ressentiment de la femme entretenue contre son jules. Tout cela est vraiment trop bête !&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Amitiés, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                           E.M. Cioran&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6957536499001239083?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6957536499001239083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6957536499001239083&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6957536499001239083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6957536499001239083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/09/la-revolution-comme-fete-avant-muray.html' title='« La révolution comme fête » - avant Muray'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1026513202574257216</id><published>2011-07-21T11:37:00.006+02:00</published><updated>2011-07-21T14:33:50.061+02:00</updated><title type='text'>Bagheera au Lupanar</title><content type='html'>Ah, &lt;a href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/21/1132279-agen-des-jeunes-lions-mais-pas-assez-de-femmes-cougars.html"&gt;femme-cougar&lt;/a&gt; ! Il ne manquait plus que toi. Littéralement : il ne manquait plus que toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le totalitarisme consumériste avait déjà remplacé la putain par la femme libérée, l'homme par l'homme-objet, le godemiché par le sex-toy, le cocufiage par l'échangisme, le bordel par ton appartement.&lt;br /&gt;Il manquait à ce tableau la destruction de la grand-mère : la femme ménopausée est désormais une cougar. Petite-fille des camps de la mort nazis, fille de la dictature marchande, mère de rien, tu ne peux passer tes vieux jours que dans l'intranquillité puérile de tes ovaires en voie d'extinction.&lt;br /&gt;Pour cela il te faut des garçons : pas des hommes, non. Des garçons. On ne risque pas de t'accuser de pédophilie, toi : tu as juste besoin de te rassurer. La jungle des godes (pardonne-moi d'utiliser ce terme suranné, mais enfin ce que tu appelles sex-toy, là, c'est souvent un substitut de bite pour te l'enfoncer dans la chatte ou le cul, quand même, pas pour faire joujou) est thérapeuthique, n'est-ce pas ? Et puis c'est ton domaine, ton chez-toi, ton pré vert où tu t'ébroues, la jeunesse : tu ne sauras jamais vieillir. &lt;br /&gt;Ecoute-toi parler, un peu : « sex-toy », justement. Allons allons, femme-cougar : n'as-tu pas passé l'âge de camoufler ta sexualité sous ce vocable ludique ? Ne t'a-t-on jamais appris que le sexe était la vie, que le sexe était la mort, que le sexe était donc la chose la plus grave au monde, pour ne pas dire tragique, jusque dans la jouissance proprement insensée de l'orgasme qui t'arrache à toi-même ? Mais dis-moi, mégère attardée de la jungle : as-tu jamais connu cela ? Je me demande même, je te le confie, si tu as jamais été capable de faire l'amour. Tu viens t'asseoir devant une table avec des godes en guise de chandeliers, tu vois défiler des &lt;em&gt;lionceaux&lt;/em&gt; (évidemment, c'est plus facile à castrer) et tu te barres encore plus seule que tu n'es venue. Tu cherches la bite, mais déclames « tenter l'expérience en passant une bonne soirée entre copines ». Encore ce voile du festif pour cacher ton trou noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément, femme-cougar, tu es le parangon de Big Mother. Car &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Big Mother is cutting you&lt;/span&gt;, certes, mais ça ne lui suffit pas. Big Mother wants to be fucked, aussi. Mais pas par des hommes, puisqu'elle les a émasculés. Par des lionceaux passifs et éternels qui ne demandent que ça, retourner dans l'utérus de Maman. &lt;br /&gt;Mais vous ne pourrez pas baiser : un garçon passif ne pourra jamais pénétrer un trou béant. Alors vous ricanerez, au milieu des godes érigés en totems comme des mausolées du désir humain, vous ricanerez comme des pré-pubères devant un Tampax que tu n'as plus besoin de mettre, femme-cougar, vous ricanerez pour ne pas pleurer devant votre impuissance, devant votre stérilité, devant votre face de morts-nés, votre face de ratés, votre face de vieillards qui iront à la tombe en couche-culottes avant que d'avoir pu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;se lever&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1026513202574257216?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1026513202574257216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1026513202574257216&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1026513202574257216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1026513202574257216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/bagheera-au-lupanar.html' title='Bagheera au Lupanar'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3717937727785316607</id><published>2011-07-20T17:44:00.001+02:00</published><updated>2011-07-20T17:46:29.593+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ce n'est pas parce qu'Eva Joly est norvégienne, blonde à lunettes, femme, vieille, moche ou je ne sais quoi que son discours est haïssable : simplement parce qu'elle cristallise toute l'hypocrisie de cette soi-disant gauche qui ne sait plus quoi inventer pour trimballer encore son cadavre putrescent le long de la route de notre déchéance,&lt;br /&gt;cette soi-disant gauche qui encule le prolo, l'ouvrier, le petit employé, le sans-grade, le fauché, les humbles, les pauvres, à grands coup de bite moralisante, citoyenne, soi-mêmiste et festive tut-tut pouet-pouet. Le problème c'est que cette bite est impuissante. Et rien n'est plus méchant qu'un violeur qui ne peut pas bander.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3717937727785316607?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3717937727785316607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3717937727785316607&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3717937727785316607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3717937727785316607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/ce-nest-pas-parce-queva-joly-est.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4199279728043624528</id><published>2011-07-15T09:31:00.004+02:00</published><updated>2011-07-15T10:15:08.048+02:00</updated><title type='text'>De l'abjection</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-eylxbgPi5Bc/Th_s2EifDPI/AAAAAAAAAGw/0b4rKlg9oCQ/s1600/eva%2Bjoly.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 260px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-eylxbgPi5Bc/Th_s2EifDPI/AAAAAAAAAGw/0b4rKlg9oCQ/s400/eva%2Bjoly.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5629478472911883506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de ces &lt;span style="font-style:italic;"&gt;figures&lt;/span&gt; qui, sans un concours de circonstances qui les dépassent, ne seraient jamais allées au-delà du stade de la célébrité ponctuelle et auto-périssable que confère l'insignifiance de la fadeur alliée à l'acharnement des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;passions tristes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Eva Joly n'aurait jamais dépassé la notoriété d'un Jean-Louis Bruguières si elle ne cristallisait pas autant, et de manière proprement prodigieuse, l'obscénité radicale que produit l'étalage de la bonne conscience démagogiste de la gauchiasserie la plus éhontée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On croit, au début, que c'est d'une farce qu'il s'agit. On se dit qu'il s'agit d'un concours, dans lequel gagne celui qui aura débité le plus de mots-valises ayant pour thème la bien-pensance la plus ridicule : « défilé citoyen », « bonheur d'être ensemble », contre la « France guerrière », « osez être vous-mêmes », etc.&lt;br /&gt;Ce florilège &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ad nauseum&lt;/span&gt; de poncifs proclamés guimauve au fusil font définitivement d'Eva Joly l'icône de l'Occidental contemporain, pour qui la farce de la grande partouze idéologique post-soixantehuitarde tient lieu de réel, et qui cache ses yeux d'une grosse poignée de merde verte devant la tragédie de la réalité, de la condition humaine, de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eva Joly ne veut donc plus que les soldats de l'armée française défilent le 14 juillet. Elle ne veut plus qu'honneur soit rendu aux défenseurs de notre patrie (patrie qui n'est pas la sienne, notons-le). C'est qu'elle ne veut plus que patrie existe. Le grand mélange, l'amour multi-latéral et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt;, l'horizontalité comme posture éternelle, voilà la religion de notre juge d'instruction. &lt;br /&gt;C'est que la Gro (l'autre nom de notre madonne) en veut à la verticalité. Le soldat debout, l'arme dressée, le phallus en érection, l'homme qui dit non, qui refuse, qui choisit, qui exclut, la grande prêtresse du soi-mêmisme égalitariste n'en veut pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on la comprend : quand une femme veut le pouvoir, elle est bien obligée de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;s'ériger&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Eva Joly, à défaut d'être capable de se faire phallique, a choisi d'être castratrice. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Big Mother is cutting you.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4199279728043624528?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4199279728043624528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4199279728043624528&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4199279728043624528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4199279728043624528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/de-labjection.html' title='De l&apos;abjection'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-eylxbgPi5Bc/Th_s2EifDPI/AAAAAAAAAGw/0b4rKlg9oCQ/s72-c/eva%2Bjoly.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6810961977036501208</id><published>2011-07-05T02:36:00.001+02:00</published><updated>2011-07-05T02:38:01.692+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Louis XIV, avec son &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Etat c'est moi&lt;/span&gt; était un petit joueur.&lt;br /&gt;Moi, je dis : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La vie c'est moi&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Hélas rien n'est plus injuste, c'est-à-dire démocratique, que la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6810961977036501208?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6810961977036501208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6810961977036501208&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6810961977036501208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6810961977036501208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/louis-xiv-avec-son-letat-cest-moi-etait.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7741698310466322824</id><published>2011-07-05T02:10:00.003+02:00</published><updated>2011-07-05T02:24:07.366+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je ne referais rien, à refaire ou pas à refaire.&lt;br /&gt;Je vais droit vers la mort, et c'est tout. C'est la seule voie pour vivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7741698310466322824?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7741698310466322824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7741698310466322824&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7741698310466322824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7741698310466322824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/je-ne-referais-rien-refaire-ou-pas.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7282530084898330143</id><published>2011-07-05T02:01:00.001+02:00</published><updated>2011-07-05T02:02:58.633+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Veiller jusqu'à crever, mais ne surtout pas se faire enculer par le monde des songes, le repos est bien trop douloureux et le réveil proprement invivable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7282530084898330143?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7282530084898330143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7282530084898330143&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7282530084898330143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7282530084898330143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/07/veiller-jusqua-crever-mais-ne-surtout.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2793454683805816696</id><published>2011-06-24T15:12:00.001+02:00</published><updated>2011-06-24T15:13:41.236+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Rien ne m'indispose autant qu'un père de famille entouré de sa femme et ses enfants.&lt;br /&gt;Pourtant j'en suis un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne m'émeut davantage qu'un enfant seul avec sa mère seule.&lt;br /&gt;Pourtant j'en fus un.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2793454683805816696?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2793454683805816696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2793454683805816696&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2793454683805816696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2793454683805816696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/06/rien-ne-mindispose-autant-quun-pere-de.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2964821344534054767</id><published>2011-06-18T17:57:00.006+02:00</published><updated>2011-06-18T18:43:48.975+02:00</updated><title type='text'>Le chien sans qualités</title><content type='html'>« Le principal allié de &lt;a href="http://www.renaud-camus.org/message_lire.php?message=24914"&gt;Matton&lt;/a&gt; était et est encore, sans doute, un avocat franco-suisse qui me déteste lui aussi depuis certain incident arrivé à Genève, cette fois, vers 1990, quand m'avait invité là-bas le groupe achrien local. Je me souviens vaguement qu'était survenu pendant ce séjour un épisode assez déplaisant mais tout à fait marginal et localisé, que l'avocat a voulu me rappeler, il y a quelques années, parce qu'il trouvait que j'y avais eu grand tort. Je n'ai pas voulu lui laisser ce plaisir, pour lequel il manifestait une impatience de mauvais augure, trouvais-je. Depuis lors il multiplie les piques à mon égard, mais je suis loin d'être sa seule victime, il s'en faut de beaucoup. S'est adjoint à ces deux animateurs &lt;a href="http://www.renaud-camus.org/message_lire.php?message=24924"&gt;un jeune homme&lt;/a&gt; que j'ai rencontré une fois et qui, lui, n'est pas antipathique, mais qui ne sait à quel saint ou diable se vouer, au point qu'il fait penser à ces chiens perdus sans collier qui suivent tous les passants, dans la rue, dans l'espoir qu'on va les adopter, et qui font des grâces à tous les partis sans s'apercevoir que leurs fidélités simultanées ne sont pas très compatibles. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Parti pris&lt;/span&gt;, Journal 2010, Renaud Camus, (entrée du 4 mars)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aurez donc compris, ô mes trois pelés et deux tondus de lecteurs, que le chien perdu sans collier, c'est moi. Mais qui, moi ? Beh, un bâtard errant, mi-neuneu mi-faux-cul, sans nom ni passé.&lt;br /&gt;Enfin, ça, c'est ce qu'on pourrait croire à lire la prose de notre candidat à la prochaine présidence de la République, ami de l'urbanité, des convenances et des bonnes manières.&lt;br /&gt;Il est très étrange de se voir ainsi décrit, comme si rien d'autre qu'un scepticisme à l'égard du fait qu'un écrivain très critique (et c'est peu dire) à l'égard de la modernité donne à voir ses tableaux sur un site de partage webmatique, comme si rien d'autre, donc,  n'avait existé. Je n'en étais tout de même pas à mon premier commentaire sur la SLRC (j'allais quitter ce forum peu après, pour de tout autres raisons).&lt;br /&gt;Il est très étrange de se voir ainsi rabaissé au rang d'un bâtard errant, parce qu'on n'a pas l'heur de rentrer dans la gueule des contempteurs de cette oeuvre picturale (n'importe qui peut lire ce que je peux répondre aux uns et aux autres, il n'est question ni de duplicité, ni de courtisanerie dans mes messages).&lt;br /&gt;Mais peut-être Renaud Camus, à force de se faire appeler Maître dans certains salons, a-t-il l'impression que ses lecteurs sont des chiens avides de ses caresses ?&lt;br /&gt;Ne vous en déplaise, Renaud Camus, on peut aimer un écrivain et être perplexe quant à quelques-unes de ses réalisations, on peut discuter avec des gens qui attaquent vos oeuvres en les respectant, on peut contester certains de leurs propos tout en essayant de les comprendre, on peut être d'accord avec telle affirmation de l'un et telle d'un autre sans chercher un maître, on peut douter et rester courtois sans être un chien.&lt;br /&gt;Et on peut aussi avoir été un de vos admirateurs et avoir un nom : le mien, c'est Pascal Labeuche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2964821344534054767?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2964821344534054767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2964821344534054767&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2964821344534054767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2964821344534054767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/06/le-chien-sans-qualites.html' title='Le chien sans qualités'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8959689049962799454</id><published>2011-06-17T09:23:00.007+02:00</published><updated>2011-06-17T10:45:05.857+02:00</updated><title type='text'>Bobos de tous les pays, unissez-vous !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-gWpPBBwwSrk/TfsKTd_L71I/AAAAAAAAAGo/v9Nma6A-XuM/s1600/boboche.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 229px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-gWpPBBwwSrk/TfsKTd_L71I/AAAAAAAAAGo/v9Nma6A-XuM/s400/boboche.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619096289658269522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On a de plus en plus de mal à voir dans le Parti Socialiste un parti de gauche. D'ailleurs on n'en voit plus rien. D'ailleurs le PS lui-même, sans oser le déclamer clairement, a de plus en plus de mal à croire qu'il peut encore représenter les classes prolétariennes et les populos (populos dont je suis et qui vous emmerdent). &lt;br /&gt;Mais le PS, éléphant putrescent en cours de décomposition, refuse de s'avouer vaincu. Alors ces gens-là cherchent un autre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;coeur de cible&lt;/span&gt;, comme on le dit si bien dans le marketing. Et v'là-t-y pas qu'ils nous en ont dégoté deux pour le prix de zéro : les d'jeun's et les homosexuels. Légalisation du cannabis et légalisation du mariage homosexuel. On légalise, chez les socialos. On inscrit dans le marbre de la loi des pratiques marginales (là, j'attends les connards qui vont venir me dire que je discrimine les drogués et les homos par ce terme de "marginal" : il y a moins d'homos que d'hétéros et de non-drogués que de drogués (et un fumeur de shit occasionnel ne risque rien au regard de la loi, qu'on arrête de raconter des conneries), ce sont donc des populations marginales, quoi qu'on en dise, pense et fasse) qui n'en demandaient pas tant. &lt;br /&gt;Mais les socialos ne sont pas les seuls à fonctionner ainsi : chacun veut sa part de ridicule, chacun se veut adversaire de l'ennemi public numéro 1 : Nicolas Sarkozy. De Hamon à Villepin en passant par Bayrou et Borloo, chacun y va de son grand débat qui va changer le cours de notre pays, si ce n'est celui du monde. En effet, grâce à la légalisation du cannabis et du mariage homoseuel, les grands problèmes de notre société, à savoir chômage, insécurité, menace de guerre civile, de faillite tant financière que civilisationnelle de l'Europe, déculturation, perte de notre identité par la mondialisation et l'immigration déraisonnable, dictature du capitalisme financier, paupérisation des classes moyennes, tous ces problèmes, donc, vont être réglés.&lt;br /&gt;Alors on ne peut plus dire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gauche&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Désormais, nous désignerons ces escrocs qui abandonnent les classes populaires au profit des trous du cul boboïdes du Marais et de Saint-Germain-des-Prés sous le terme de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Boboche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (à ne surtout pas confondre avec ce grand blogosophe qu'est Beubeuche).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8959689049962799454?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8959689049962799454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8959689049962799454&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8959689049962799454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8959689049962799454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/06/bobos-de-tous-les-pays-unissez-vous.html' title='Bobos de tous les pays, unissez-vous !'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-gWpPBBwwSrk/TfsKTd_L71I/AAAAAAAAAGo/v9Nma6A-XuM/s72-c/boboche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-150694358855008992</id><published>2011-06-12T01:14:00.006+02:00</published><updated>2011-06-12T03:23:52.909+02:00</updated><title type='text'>Et entrez dans la danse</title><content type='html'>&lt;iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/CIR4AIo05qM?fs=1" frameborder="0" allowFullScreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La vie, c'est plutôt un hôpital qu'un festival », disait Céline à sa fille.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, cette distinction ne peut plus exister. La vie, c'est tout, absolument tout. A coups de marteaux hyper-démocratistes, le réel est devenu devoir d'exposition et dictature du renoncement à l'intimité. Rien de plus exposable qu'un malade. Chacun a le droit à son réel d'exposabilité souffreteuse, chacun prétend à faire partie de la vie, chacun veut avoir sa part du lit d'hôpital devant les caméras du spectacle permanent qu'est devenue la vie. Soignants, soignés, main dans la main dans la grande partouze universaliste du festival mondialisé de la maladie dont on sortira, bien sûr, guéris. Rien de plus démocratique que la vie.&lt;br /&gt;La mort n'a plus sa place dans le XXIème siècle. Il faut des souffrants, mais des souffrants qui ne meurent jamais. On ne peut pas faire gueuler la vuvuzela dans un tombeau, on ne peut pas bouger son croupion dans les techno parades quand on est un cadavre, mais on on ne peut pas, non plus, lever les bras pour racoler des collègues à l'hôpital Edouard Herriot quand on n'a plus de malades.&lt;br /&gt;Heureusement, Homo Post-Modernus ne manque pas de munitions pour alimenter Valetudinarium Mundi en chair à biberon.&lt;br /&gt;Exemple entre mille, bientôt aura lieu la dite "fête de la Musique", qui diffère de la fête du Beaujolais (encore un exemple) en ce qu'elle se nomme "Musique" et pas "Beaujolais". Les carcasses pouponnesques des adonisants avinés permettront au Grand Soignant de l'Univers de perpétuer notre éternité immanente dans un masque morbide d'humanité révélée. &lt;br /&gt;Mais il n'y aura pas mort d'homme, comme pourrait nous le dire quelqu'un qui s'y connait.&lt;br /&gt;Le XXIème siècle, c'est la négation de la mort. On ne peut plus se cacher, si seul le vivant a droit de cité. On ne peut plus exister, si l'on n'est pas malade. On ne peut plus mourir, la caméra braquée sur la tempe.&lt;br /&gt;« La vie, c'est un hôpital festivalier dont on ne sort jamais guéri », dirons-nous aujourd'hui à la suite de Céline.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-150694358855008992?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/150694358855008992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=150694358855008992&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/150694358855008992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/150694358855008992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/06/et-entrez-dans-la-danse.html' title='Et entrez dans la danse'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/CIR4AIo05qM/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5488267652239799119</id><published>2011-05-14T09:22:00.007+02:00</published><updated>2011-05-14T13:15:39.963+02:00</updated><title type='text'>A Solenne</title><content type='html'>Je ne sais pas où je suis et je ne me le demande pas. Je ne sais pas qui je suis et le saurai bientôt, je le sens - de toute façon cela n'a aucune importance. Je suis là, et c'est merveilleux.&lt;br /&gt;Je suis ce que je vois et ce que je sens, je suis ce que je ressens, rien de ce qui me touche n'est étranger à moi, et je suis tout ce qui m'entoure.&lt;br /&gt;La douce chaleur, le rouge vif et tendre à la fois, la forme liquide, l'ondulation permanente autant que stable. Et ces voix qui m'aiment.&lt;br /&gt;Ne pouvant rien saisir, c'est toute ma peau qui appréhende et qui caresse. Je n'ai rien à aller chercher, rien à désirer ni à redouter : la vie est là dans toute son unité.&lt;br /&gt;Parfois, une pression plus forte se fait sur moi, comme si on voulait m'aimer encore plus. Une douce voix me dit alors de gentilles choses, et ne pouvoir y répondre ne me perturbe pas, car ma plénitude ne me demande rien.&lt;br /&gt;Pourtant, de temps en temps, j'entraperçois une chose qui me semble tout à fait hostile, comme un oeil inquisiteur. Ça fait mal à celle qui m'aime et que j'aime, je le sais parce que la lumière m'arrive comme camouflée, alors. Ce sale oeil se fait d'ailleurs de plus en plus insistant, et les voix de plus en plus soucieuses.&lt;br /&gt;J'ai envie, maintenant, de prendre cette femme et cet homme que j'entends dans mes bras que je n'ai pas encore, et leur dire que je les aime, qu'ils n'ont pas à s'inquiéter. L'amour ne peut pas mourir, voilà ce que j'ai envie de leur dire.&lt;br /&gt;Ils pleurent, pourtant. Ils parlaient de moins en moins, de plus en plus bas, maintenant ils pleurent. &lt;br /&gt;Je ne veux pas partir. Je ne veux pas les quitter. Je sais qu'eux non plus. Je sens encore plus d'amour que jamais.&lt;br /&gt;C'est le sang avec les larmes, c'est la forme que je sens fuir, plus rien n'ondule et tout se fige sous cette pression inexorable de cette chair qui soufre désormais trop pour me caresser. Je n'ai pourtant aucune douleur, aucune peur. &lt;br /&gt;Plus rien en moi ne bouge, j'entre dans l'éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5488267652239799119?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5488267652239799119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5488267652239799119&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5488267652239799119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5488267652239799119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/05/solenne.html' title='A Solenne'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-859530852128930902</id><published>2011-05-07T00:03:00.002+02:00</published><updated>2011-05-07T00:05:32.322+02:00</updated><title type='text'>La question du jou(i)r</title><content type='html'>Quand la civilisation part en couilles et que la nature, par son pollen, nous les brise (ces mêmes couilles), comment peut-on encore bander pour la vie ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-859530852128930902?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/859530852128930902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=859530852128930902&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/859530852128930902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/859530852128930902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/05/quand-la-civilisation-part-en-couilles.html' title='La question du jou(i)r'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2983598334223832493</id><published>2011-04-10T23:33:00.004+02:00</published><updated>2011-04-10T23:45:38.359+02:00</updated><title type='text'>Le continent généalogique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-qTMheqob3ko/TaIkw7XrtBI/AAAAAAAAAGU/QqK_yCYMAh8/s1600/04-onfray.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 372px; height: 280px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-qTMheqob3ko/TaIkw7XrtBI/AAAAAAAAAGU/QqK_yCYMAh8/s400/04-onfray.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594074110136923154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Décidément, les origines, ce qui nous a vu naître, grandir, qui nous a fait nous rendre compte de là où nous étions, où nous sommes, tout cela est bien plus important dans les affinités que l'on peut ressentir envers telle ou telle personne que toutes les convictions du monde.&lt;br /&gt;Je ne considère pas du tout le christianisme ni les autres religions comme des seules faiseuses de catastrophes, je n'ai aucun mépris pour elles, je suis très reconnaissant au catholicisme d'avoir fait les églises qui peuplent mon champ visuel, ma mémoire et certains de mes désirs, je ne me sens pas particulièrement de gauche (en tout cas surtout pas celle d'un Besancenot ou d'un Bové), mais je me sens naître une forte attirance pour cet homme convaincu, clair, précis, et qui me semble être une très bonne incarnation de ce que l'on nommait sous l'Ancien Régime un &lt;a href="http://michel-onfray.over-blog.com/ext/http://www.france5.fr/empreintes/index-fr.php?page=personnalite&amp;id_article=232"&gt;honnête homme&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2983598334223832493?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2983598334223832493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2983598334223832493&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2983598334223832493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2983598334223832493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/04/le-continent-genealogique.html' title='Le continent généalogique'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qTMheqob3ko/TaIkw7XrtBI/AAAAAAAAAGU/QqK_yCYMAh8/s72-c/04-onfray.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6599909682512489883</id><published>2011-04-08T17:00:00.003+02:00</published><updated>2011-04-08T17:43:57.935+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-XBY72V7g-6k/TZ8nvBj3bMI/AAAAAAAAAGM/MGglIJvAR1E/s1600/etau.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-XBY72V7g-6k/TZ8nvBj3bMI/AAAAAAAAAGM/MGglIJvAR1E/s400/etau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593232951043648706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cher Dominique,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un bon moment que je ne t'avais écrit ! À vrai dire je me porte très bien sans toi, merci.&lt;br /&gt;Tes ratiocinations sur la bouffe et ton poids me font penser à celles d'un châtelain ancien écrivain reconverti dans la politique concernant les claquements de porte : toujours à s'en plaindre, jamais à s'en éloigner. Qu'auriez-vous à dire, sans vos plaintes lancinantes et ridicules ?&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que moi je fais des expériences, tu vois, j'innove.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, par exemple, j'ai tenté de voir s'il était possible de se suicider en se serrant le crâne dans un étau. J'en ai conclu que non. Comment un organe peut-il dicter à un membre de le supprimer tout en étant le seul à ressentir la douleur ? Impossible. A moins d'en jouir. Alors là ce peut être l'orgasme, donc la mort.&lt;br /&gt;C'est un peu comme se tailler une pipe. Comment se faire sucer la queue par quelqu'un qui n'est autre que soi qui suce sa queue ? C'est syntaxiquement impossible, donc c'est impossible tout court. La langue est bien faite - et pas de mauvais jeu de mots je te prie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, sur ce, comme on dit, je vais te laisser à tes affres stomacales pour poursuivre mes expériences que me dicte une volonté de puissance toute nietzschéenne : ce soir, au programme, c'est "Puis-je se faire jeter sous un train mes compagnons du rail par la seule force de mon mépris pour eux ?".&lt;br /&gt;Tu comprends mon impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gave-toi bien, connard !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre d'Alexander Crouvitchev à Dominique Fabrovitch, in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Deux couilles valent mieux qu'une (et autres considérations sémantiques)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6599909682512489883?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6599909682512489883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6599909682512489883&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6599909682512489883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6599909682512489883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/04/cher-dominique-voila-un-bon-moment-que.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-XBY72V7g-6k/TZ8nvBj3bMI/AAAAAAAAAGM/MGglIJvAR1E/s72-c/etau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6923012714705632087</id><published>2011-04-08T14:44:00.007+02:00</published><updated>2011-04-08T15:59:21.810+02:00</updated><title type='text'>La Tentation Publicitaire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-rag6TvRgtrY/TZ8La9TpYMI/AAAAAAAAAGE/tFOG29iINnc/s1600/sarkozy-en-lunettes-noires.1244345551.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 241px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-rag6TvRgtrY/TZ8La9TpYMI/AAAAAAAAAGE/tFOG29iINnc/s400/sarkozy-en-lunettes-noires.1244345551.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593201819978916034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Presque dix ans de campagne publicitaire, ministérielle, présidentielle, nationale, transnationale, otanesque, onusienne, européenne, humanitaire, solidaire, libérale, patronale, syndicale, rurale, péri-urbaine, identitaire, métissolâtre, républicaine, communautaire, compatissante, intransigeante, insultante, caressante.&lt;br /&gt;Presque dix ans de campagne et toujours pas Président.&lt;br /&gt;C'est ce qu'a compris Nicolas Sarkozy pour garder le pouvoir : faire semblant de le conquérir. La nature du  quinquennat l'aide, c'est certain. Mais enfin, il faut savoir faire semblant de ne pas l'avoir depuis presque dix ans, ce pouvoir (ministériel d'abord, présidentiel ensuite, rappelez-vous). Et ne pas craindre de se prendre soi-même comme cible à abattre pour pouvoir piquer sa place (à soi-même, donc). On sait depuis trente ans que le Français vote toujours non pas pour un candidat ou un parti en lequel il croit, mais contre celui qui avait le pouvoir jusque-là (et nous nous garderons bien d'en tirer des conclusions d'ordre psychanalytique...). Sarkozy aussi l'a très bien compris, à tel point qu'il est le seul type à avoir gagné une élection en appartenant au camp sortant. Le seul en trente ans. Comment ? En prônant le changement. Le changement par rapport à quoi ? Eh bien... par rapport au gouvernement en lequel il venait de passer cinq ans en tant que ministre d'Etat.&lt;br /&gt;Alors Beuche prend le pari devant vos yeux ébahis : le prochain président de notre république, c'est lui. Lui, Nicolas Sarkozy, qui, à l'entendre parler ces derniers jours, virera ce type qui, à ses yeux, n'a pas suffisamment garanti la sécurité des Français, qui a négligé les ouvriers au profit des patrons, qui a laissé l'immobilier s'enflammer, qui n'a pas joué son rôle de régulateur des prix d'électricté et de gaz, bref, c'est Sarkozy qui virera ce type impopulaire président de la république depuis 2007.&lt;br /&gt;Ce sera alors reparti pour une campagne de cinq ans. Sa dernière nationale. D'autres suivront.&lt;br /&gt;Tout sauf le désert.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le monothéisme sort du sable&lt;/span&gt;, écrivait Onfray.&lt;br /&gt;Le sarkozysme ne voudra jamais y retourner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6923012714705632087?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6923012714705632087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6923012714705632087&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6923012714705632087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6923012714705632087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/04/la-tentation-publicitaire.html' title='La Tentation Publicitaire'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-rag6TvRgtrY/TZ8La9TpYMI/AAAAAAAAAGE/tFOG29iINnc/s72-c/sarkozy-en-lunettes-noires.1244345551.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7665873891879346023</id><published>2011-04-05T11:25:00.002+02:00</published><updated>2011-04-05T11:46:05.435+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il est entendu que deux faits majeurs de notre contemporanéïté ne laissent de ravir le peuple non plus que de laisser perplexes quelques-uns : enfanter de plus en plus, mourir de plus en plus tard.&lt;br /&gt;Enfanter de plus en plus est un désatre pour l'écologie (qui va nous conduire irrémédiablement vers l'auto-asphyxie), mourir de plus en plus tard ne nous fait vivre que de plus en plus longtemps malade et aliéné.&lt;br /&gt;Il y a plus de deux siècles, Kant nous le disait, déjà : « L'art de prolonger la vie humaine nous amène enfin à n'être que toléré parmi les vivants, ce qui n'est pas précisément la condition la plus réjouissante. »&lt;br /&gt;Et pourtant, bien que sachant tout cela, on se refuse à ne pas se reproduire, comme on s'entête à ne pas mourir.&lt;br /&gt;C'est que l'homme sera toujours un loup pour l'homme, et surtout une brebis bonne à égorger, ou bien à ignorer, dans le meilleur des cas, à condition que l'on soit repu de chair et de sang.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7665873891879346023?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7665873891879346023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7665873891879346023&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7665873891879346023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7665873891879346023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/04/il-est-entendu-que-deux-faits-majeurs.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3315428294759600920</id><published>2011-03-22T17:37:00.002+01:00</published><updated>2011-03-22T17:39:05.082+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon cher Alexander,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce second jour de Carême en retard, si je puis dire, est éprouvant.&lt;br /&gt;Hier, je fus étonné par la facilité avec laquelle je résistai aux quatre tentations qui sont les miennes - les miennes de toute éternité, je le crains : tabac, alcool, anxiolytique et bouffe. Pas un écart, et sans souffrance ou presque (juste la sempiternelle frustration liée au fait qu’il faut se passer de toute consolation (un peu comme si la consolation précédait, devait précéder, voire carrément créer la peine afférente)).&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui, et depuis environ une heure de l’après-midi, je suis dans un état d’assez grande fébrilité, d’autant plus déstabilisant que cette fébrilité est arrivée sans crier gare, d’un coup.&lt;br /&gt;C’est une grande sensation de vide dans le ventre, vide que l’air semble se faire un devoir de combler, comme toujours en pareil cas : je me sens ballonné, et comme plus gros qu’avant ce régime (ce qui est bien sûr une aberration).&lt;br /&gt;C’est l’impression de lenteur, de lenteur inéluctable, et surtout celle de lenteur du cerveau : je comprends moins vite, les mots me viennent moins aisément, j’ai besoin de silence pour me concentrer, et d’absence de tout mouvement autre que les miens pour faire quoi que ce soit.&lt;br /&gt;C’est une grande angoisse, en fin de compte. L’angoisse de chuter, chuter jusqu’à ne plus me retrouver, l’angoisse de perdre définitivement quelque chose, d’être mutilé, littéralement. Peut-être même celle de mourir.&lt;br /&gt;Cette chair de poule qui ne me quitte pas est terrifiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute le risque de prendre goût à tout cela ne l’est-il pas moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant il faut poursuivre cette espèce de régime. Rappelons-le : le matin trois biscottes de farine complète ou trois tranches de pain intégral avec un fruit, et le soir une assiette remplie au tiers de céréales complètes ou/et légumineuses et de deux tiers de légumes, plus éventuellement un fruit. Le vendredi, je souhaite jeûner intégralement. Y parviendrai-je ?&lt;br /&gt;Je veux tenir jusqu’à Pacques. &lt;br /&gt;Je souhaite que tout cela ait un sens. J’essaie de trouver du sens au sens. Donner du sens, cela ne veut rien dire. C’est le trouver qu’il faut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Fabrovitch, Lettre à Alexander Crouvitchev, in Correspondance Complète n°13&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3315428294759600920?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3315428294759600920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3315428294759600920&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3315428294759600920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3315428294759600920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/03/ce-second-jour-de-careme-en-retard-si.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2491749153083740218</id><published>2011-02-22T20:47:00.003+01:00</published><updated>2011-02-22T21:17:41.331+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon Cher Tugan,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'arrive au bout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est temps pour moi de jeûner. Il est temps pour moi de respirer. Il est temps pour moi d'expirer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu le sais, ça fait cinq mois que je me tape Dukan. Ce type est un génie : il arrive à te faire croire que tu vas maigrir très vite en bouffant autant de viande que tu veux ; et le plus fort c'est qu'il a raison : tu ne manges plus que ça, et tu ne les manges pas toutes (porc, canard et agneau te sont interdits), et tu maigris. Il est d'autant plus génial que tout son système repose sur une effficacité d'une absurdité monstrueuse : protéines animales matin midi et soir. Son d'avoine, tous les jours. Légumes verts, un jour sur deux. Jusqu'à obtention du poids escompté. Dukan, c'est le stakhanovisme de l'amaigrissement. Tu es carencé de partout, tu ne penses plus qu'à ça, tu alimentes tes névroses, tu ne vis que pour le chiffre magique à atteindre, et après tu dois consolider : tu réintroduis progressivement fruits, céréales, légumineuses, laitages non allégés...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai perdu vingt-six kilos en quatorze semaines. Et puis j'en ai repris huit en quinze jours. Je viens d'en reperdre huit en sept jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne veux plus consolider, je ne veux plus grossir, je ne veux plus repenser à tout cela, je ne veux plus faire de régime, je sais bien qu'ils ont raison tous ces toubibs avec leurs schémas (120g de viande, 200g légumes, 100g féculents, 1 fruit, 1 yaourt, 1 cuillère soupe d'huile) mais qu'est-ce que tu veux bordel comment arriverai-je un jour à me faire comprendre bien sûr qu'ils ont raison mais moi devant une assiette pareille je m'emmerde et pars me gaver de cochonnailles, je veux me débarrasser de toute cette merde qui me rend fou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui suis-je ? Il est inutile de se poser la question si l'on n'a  jamais été confronté aux fluctuations permanentes de son poids.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis un être qui chute. Voilà ce que je me suis dit ce matin, après mes deux cuillères à soupe de son d'avoine dans mes trois de fromage blanc à 0%. Je n'ai pas mangé mes rituelles tranches de jambon de poulet fumé de marque Carrefour (1,92euros les 180g) à midi. Je ne suis plus un gros lard, et je sais que si je remange je redeviendrai ce gros lard qui m'a dégoûté ma vie durant. Ce soir, la tête haute et les jambes frêles, je suis allé me doucher. Et me coucher. J'ai dit non à Natacha inquiète. Attendre la fin. Avec un petit Stilnox tout de même, je suis pas très courageux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vérité c'est que je n'ai plus faim. A force d'être affamé je n'ai plus goût à rien. Tout plaisir potentiel m'a été rendu coupable. Même respirer. Y a pas de glucide dans l'air au moins ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne plus rien manger est très simple : il n'y a plus à penser, plus rien à mesurer, cuisiner, acheter, nettoyer. Je finis seul et entier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce n'est pas si terrible : on se mange soi-même, et quand il n'y a plus rien on s'éteint tendrement (dans le froid de préférence, pour entrer doucement dans le coma).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n'y a plus qu'à attendre, il n'y a plus qu'à s'attendre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis sûr d'être au rendez-vous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre de Dominic Fabrovitch à Tugan Ciolineski, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dernières Lettres avant l'Incinération&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2491749153083740218?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2491749153083740218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2491749153083740218&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2491749153083740218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2491749153083740218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/02/mon-cher-tugan-jarrive-au-bout.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3089133641485853098</id><published>2011-02-13T11:01:00.002+01:00</published><updated>2011-02-13T11:07:06.961+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il est deux heures du matin, et le ciel est illuminé comme en plein jour pluvieux d'hiver. Quelques oiseaux chantent. Ce sont des ténèbres tellement incandescentes qu'aucune aurore ne pourra advenir et nous en libérer. C'est le jour avec la nuit, c'est la nuit qui ne se distingue plus du jour. C'est l'enfer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3089133641485853098?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3089133641485853098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3089133641485853098&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3089133641485853098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3089133641485853098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/02/il-est-deux-heures-du-matin-et-le-ciel.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7665884445532860105</id><published>2011-02-09T21:54:00.002+01:00</published><updated>2011-02-09T22:08:12.683+01:00</updated><title type='text'>Une prière</title><content type='html'>Ça ne tient à rien, une main. Quelques os anarchiques, des ligaments frêles, et c'est une vie qui peut basculer. Et quand ça bascule, ça bascule en pleine solitude.&lt;br /&gt;Quarante-six euros. Ces salauds ne se rendent pas compte à quel point ça peut être agressif, ce chiffre, ces euros, quand on bascule. On attend une main tendue vers la main, on entend &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quarante-six euros&lt;/span&gt;. Pourquoi quarante-six euros ? Pourquoi pas cent-vingt, ou vingt-huit, comme le préconise la sécu, la sécurité sociale, la CPAM, démerdez-vous avec ces termes, c'est comme la bite, le dard, le pénis, le phallus, le vit, allez-y donc, où on n'en sait rien mais seul c'est sûr, attendons deux mois, pourquoi pas trois, un, allons-y, la douleur paralysante bon ben y a des généralistes hein ma p'tite dame, vous voyez quoi, quoi, quoi ? on ne le sait pas mais quarante-six euros ça on le sait, opérer c'est risqué, pas opérer aussi mais ça mange pas de pain, une main, juste une main, la chaleur d'une main, mais c'est une main glacée tétanisée qui ne tient plus que par des ligaments rompus qui ne se solidifieront plus, une main livrée à elle-seule dans un corps impatient, un membre presque mort dont seule la souffrance nous rappelle qu'il est en vie, la peau est livide hélas et j'ai bu tous les rires.&lt;br /&gt;On n'est jamais aussi seul que face à un médecin. En plus le soleil dégueulait contre les murs, et pour ne rien arranger il brille même pour les cons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7665884445532860105?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7665884445532860105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7665884445532860105&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7665884445532860105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7665884445532860105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/02/une-priere.html' title='Une prière'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3389561280069284724</id><published>2011-01-20T14:06:00.007+01:00</published><updated>2011-01-20T15:28:54.362+01:00</updated><title type='text'>Coming-out à deux voix</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon cher Ouelbikitch,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est horrible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis un conservateur incurable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut bien le reconnaître, maintenant que je l'ai constaté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je peux comprendre les nostalgiques de Franco, Staline, Hitler, Pol-Pot, Pinochet , Mussolini, et même ceux de Mitterrand - mais à une condition : qu'ils aient eu vingt ans lorsque l'objet de leur amour était au pouvoir. Tout change trop vite, alors on s'accroche à ce qu'on peut. Ah ! tu vois, le temps me rend philosophe. C'est que je préfère n'importe quel regret à toutes les améliorations du monde : avec le regret, on peut toujours s'arranger. Alors qu'avec le progrès, il faut  tout quitter, tout reprendre, tout réadapter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis fatigué, Fedor, fatigué. N'importe quelle dictature, n'importe quel régime, n'importe quoi, même la révolution, je veux bien m'y faire, à la révolution que me promettent tous les progressistes et réactionnaires de la Terre, mais que ce soit permanent, que diable ! Je veux bien me faire à tout, composer avec n'importe quoi, mais que l'on me laisse le temps de m'y adapter, et que l'on ne m'en ôte plus les plaisirs ni les souffrances, les espoirs ni les déceptions, et que l'on ne les comble surtout pas, mes espoirs, ni ceux de quiconque, car un espoir comblé est un espoir tué, et j'aspire à l'éternité, moi ! Je veux bien me taire, ne plus rien demander, faire semblant d'attendre ou même me cacher, j'irai jusqu'à retourner ma veste que je porte nu même lorsque je m'apercevrai qu'elle est doublée de vermine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais qu'on me laisse mon présent. Qu'on me laisse croire à l'existence de mes espoirs, qu'on ne m'ôte pas l'illusion du réel et la réalité de mes illusions. Qu'on cesse de me foutre la lumière dans la gueule tout en me crevant les tympans pour ne pas que j'oublie, au cas où je deviendrais aveugle, qu'on me fout de la lumière dans la gueule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je t'embrasse, mon Fedor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;PS : J'espère que ta &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/les-canettes-du-desir.html"&gt;canette masturbatoire&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; te réjouit toujours autant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre de Dominic Fabrovitch à Fedor Ouelbikitch, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Correspondance complète et même plus&lt;/span&gt; de Tugan Ciolineski, p. 546 789&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon pauvre Dominic,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu es décidément incurable, oui, et à tous points de vue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu viens de perdre le tiers de ton poids en quelques semaines d'un régime draconien, et tu viens me parler de conservatisme ?! Commence donc par conserver ton propre corps, espèce d'escroc ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avant de délirer le monde, incarne toi-même tes jolis préceptes, au lieu de te vautrer dans l'abstraction, quand bien même elle te serait séduisante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et sache que, la bite bien au chaud dans ma canette, je t'emmerde !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse de Fedor Ouelbikitch à Dominic Fabrovitch, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Op. Cit.&lt;/span&gt;, p. 546790&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3389561280069284724?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3389561280069284724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3389561280069284724&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3389561280069284724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3389561280069284724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/01/coming-out-deux-voix.html' title='Coming-out à deux voix'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2615545271239845718</id><published>2011-01-20T09:21:00.005+01:00</published><updated>2011-01-20T09:42:56.486+01:00</updated><title type='text'>Petite contribution pour le soutien moral de Monsieur Berlusconi et  le salut de son âme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TTf0_-LLWtI/AAAAAAAAAFQ/b60cpv--fq0/s1600/mediaxl4016525.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 211px; height: 292px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TTf0_-LLWtI/AAAAAAAAAFQ/b60cpv--fq0/s400/mediaxl4016525.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564185244498352850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il me semble que la plupart des gens rejoignent l'Église par des voies qu'Elle n'autorise pas, autrement, ils n'auraient jamais le besoin d'y entrer. Pourtant, son système repose entièrement sur le pécheur ce qui crée de nombreux malentendus parmi les bien-pensants.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Je dois avoir lu Aristote au Collège, mais sans savoir ce que je faisais. Comme pour Platon. Mon esprit n'est pas de force à poursuivre sur sa lancée, une fois la lecture finie, et cette imperméabilité explique que mon éducation ne m'écrase pas de son poids. Impossible donc de  commenter la Somme de saint Thomas ; je ne peux dire qu'une chose, c'est que je la lis vingt minutes chaque soir avant de m'endormir. Si ma mère surgit et m'interrompt pour m'ordonner : « Éteins donc, il est tard », je lève le doigt en l'air et avec une expression de béatitude un peu égarée, je réponds : « Impossible d'éteindre, la lumière étant sans limites et éternelle. Ferme plutôt les yeux », ou quelque chose d'approchant. Quoiqu'il en soit, il me semble pouvoir personnellement garantir l'amour que saint Thomas portait à Dieu, ne fût-ce que parce que je ne peux m'empêcher d'éprouver un tel amour pour saint Thomas. Ses frères, persuadés qu'il s'était fourvoyé en devenant dominicain, l'enfermèrent dans une tour et introduisirent une prostituée dans sa chambre. Il s'empressa de la chasser avec un tisonnier rougi au feu. Aujourd'hui, la mode voudrait qu'on sympathise avec la prostituée ; moi, je sympathise avec saint Thomas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flannery O'Connor, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Habitude d'Être&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2615545271239845718?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2615545271239845718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2615545271239845718&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2615545271239845718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2615545271239845718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/01/petite-contribution-pour-le-soutien.html' title='Petite contribution pour le soutien moral de Monsieur Berlusconi et  le salut de son âme'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TTf0_-LLWtI/AAAAAAAAAFQ/b60cpv--fq0/s72-c/mediaxl4016525.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4635214242406888842</id><published>2011-01-14T14:50:00.001+01:00</published><updated>2011-01-14T14:52:01.018+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ce matin, je suis allé sur la place publique et, n'ayant rien à dire mais voulant être entendu, j'ai montré mon cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proverbe chinois&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4635214242406888842?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4635214242406888842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4635214242406888842&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4635214242406888842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4635214242406888842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/01/ce-matin-je-suis-alle-sur-la-place.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-981250245602404521</id><published>2011-01-10T11:44:00.005+01:00</published><updated>2011-01-10T12:47:17.186+01:00</updated><title type='text'>Une contribution à la beauté</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrqeCF8NBI/AAAAAAAAAFA/_dUvv5q9N8E/s1600/d%25C3%25A9chiffrer.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrqeCF8NBI/AAAAAAAAAFA/_dUvv5q9N8E/s400/d%25C3%25A9chiffrer.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560514491621061650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parce que vous avez du goût, parce que vous souhaitez avoir devant vos yeux admiratifs, tous les jours, de l'originalité, de l'émotion, de la beauté et même, oui oui, de la tendresse (pas forcément exempte de cruauté, mais nous sommes des Vivants, nous !), vous DEVEZ allez visiter la &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/fulyllars/"&gt;galerie virtuelle&lt;/a&gt; de Jérôme Vallet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrqWEqKG1I/AAAAAAAAAE4/wvNr3rFL654/s1600/Courbes.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrqWEqKG1I/AAAAAAAAAE4/wvNr3rFL654/s400/Courbes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560514354870885202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme Beuche, achetez donc un de ses tableaux !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Courbes&lt;/span&gt;, ci-dessus, trône dans son salon depuis un an et, tous les jours, la tendresse de ses tons et la tendreté de ses formes (on mordrait bien dedans...) font son régal et celui de ses proches.&lt;br /&gt;Car rien n'est jamais vulgaire dans cette oeuvre, même lorsqu'il s'agit de montrer des chagattes. Prenez &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/fulyllars/5280218104/in/faves-36526953@N03/"&gt;Météorologie&lt;/a&gt; par exemple : il ne s'agit ni d'anatomie ni de pornographie. Il s'agit d'invitation au voyage. Il peut être terrifiant, comme avec Les Dix petits doigts ou encore Le Distributeur, mais il ne perd jamais en élégance.&lt;br /&gt;Alors laissez-vous embarquer dans cet imaginaire qui n'est rien moins que la réalité de la chair, merveilleusement débarassée de ses oripeaux qu'affectionnent tant nos contemporains, à savoir le fantasme de la transgression : chez Vallet, rien ne peut être crade puisque le sexe, la mort et le soleil se regardent en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrpXocEwDI/AAAAAAAAAEw/COG69lQxV70/s1600/Dispar%2527%25C3%25AAtre.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrpXocEwDI/AAAAAAAAAEw/COG69lQxV70/s400/Dispar%2527%25C3%25AAtre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560513282143731762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et Dispar'être ! Dans des flocons de lumière ! Enfin !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-981250245602404521?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/981250245602404521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=981250245602404521&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/981250245602404521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/981250245602404521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/01/une-contribution-la-beaute.html' title='Une contribution à la beauté'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TSrqeCF8NBI/AAAAAAAAAFA/_dUvv5q9N8E/s72-c/d%25C3%25A9chiffrer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-53104768453182910</id><published>2011-01-09T18:19:00.004+01:00</published><updated>2011-01-09T18:56:40.661+01:00</updated><title type='text'>Convivialement, allons-y franco</title><content type='html'>Il est désormais acquis que la cause du vol des smartphones (la plupart du temps accompagnés  de violences) est ... les smartphones.&lt;br /&gt;Il a été décidé que la Police nationale française devait s'attaquer à ce fléau en repérant ... les utilisateurs de smartphones, pour les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sensibiliser &lt;/span&gt;sur le danger qu'ils courent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beuche, en vue de sa campagne pour devenir Président de la République française en 2012, et dans le but de s'attaquer radicalement et de façon humaniste et solidaire (pour redonner à notre pays cette dimension progressiste et chaleureuse qui a comme chacun le sait depuis au moins Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (si si) toujours été l'honneur en même temps que le destin de notre pays) propose d'étendre cette logique imparable à toutes les formes de délits.&lt;br /&gt;Ainsi, la cause des viols doit devenir leurs victimes. Toutes les femmes supposées désirables, et en priorité celles court-vêtues, se verront approcher par nos policiers, non pas pour les sauter, non, bande d'obsédés, mais pour les prévenir sur ces fameux dangers qu'elles encourent. Si malgré cela elles persistent à s'habiller comme elles le souhaitent (non, pas à ne pas s'emburqaner, bande d'affreux fachos honteusement ironiques), elles n'auront plus qu'à se repentir !&lt;br /&gt;Pareil pour les victimes de cambriolages : quelle idée d'avoir un écran plat et des bijoux chez soi, quand même !&lt;br /&gt;Et les assassinés, alors ! Quelle idée de vivre ! Quelle provocation ! Quel outrage fait à tous ces morts ambulants qui, pillant, frappant, insultant, tabassant, violant, volant, tuant, brûlant, ne souhaitent au fond qu'une chose, les pauvres : partager !&lt;br /&gt;Partager la mort !&lt;br /&gt;FRA-TER-NI-TÉ !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive la mort ! Vive la raie publique ! Vive la Fange !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-53104768453182910?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/53104768453182910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=53104768453182910&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/53104768453182910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/53104768453182910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2011/01/convivialement-allons-y-franco.html' title='Convivialement, allons-y franco'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6162626707282572628</id><published>2010-12-31T02:40:00.004+01:00</published><updated>2010-12-31T11:48:21.043+01:00</updated><title type='text'>Nouvel An mon cul !</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le réveillon du Nouvel An a été créé pour les suicidaires. Pour les faire passer à l'acte, je veux dire. Je ne vois pas d'autre explication possible à l'existence de cette fête immonde où seule une bonne murge peut faire croire à ses participants qu'ils vivent là une fête en leur faisant oublier quelle nuit ils passent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Et dire que chaque année que l'on va vivre doit se terminer ainsi ! Mon Dieu, mon Dieu, ne jamais terminer, oh non, ne jamais rien terminer, ne pas voir ça, crever avant. Mais on veut voir ce qu'il y a de l'autre côté de la montagne, alors on tient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout le monde s'emmerde, au réveillon du Nouvel An. Noël, ça vous a un charme singulier, tout de même, ne serait-ce que dans les yeux des enfants qui attendent le Père Noël, et on attend Godot avec eux, et on veut même bien aller à la messe de minuit qui a lieu à neuf heures, c'est pour vous dire à quel point on fait preuve de foi dans la foi d'avoir la foi, alors même que le curé qui s'emmerde nous emmerde, mais se ramasser des cotillons dans la gueule au réveillon du Nouvel An, alors là non moi je dis non, et puis voir tous ces gens qui s'emmerdent en attendant minuit, moi je préfère ceux qui attendent Papa Noël qui descend du ciel entourés de guirlandes bien sagement bien proprement assis tranquillement le cul devant la cheminée ou un convecteur nid d'abeilles peu importe je ne suis pas si traditionnaliste que ça ne croyez pas mais enfin quand même mais le réveillon, là, du Nouvel An, eh bien que voulez-vous que je vous dise moi eh bien ça me donne envie d'être vieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Être vieux, exactement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pouvoir enfin me retourner sur ma vie, et me dire que je n'ai plus à regarder de l'autre côté de la montagne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et vous emmerder, à tous, bande de joyeux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Fabrovitch, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au Nom de Leerdammer&lt;/span&gt;, Journal 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6162626707282572628?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6162626707282572628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6162626707282572628&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6162626707282572628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6162626707282572628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/12/nouvel-mon-cul.html' title='Nouvel An mon cul !'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8535200446272761472</id><published>2010-12-20T22:01:00.005+01:00</published><updated>2010-12-21T21:53:22.473+01:00</updated><title type='text'>Par-deçà la pomme</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon Cher Ami,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est dans un état de désespoir absolu que je t'envoie celle qui va peut-être se révéler être ma dernière lettre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute ma vie, j'ai souhaité être reconnu. Je pensais que la meilleure manière pour cela, la voie royale, c'était devenir écrivain. A 18 ans, je me suis dit : tu seras un génie ou tu te tueras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis une merde et hélas encore en vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pire qu'un raté, je suis de la race des manqués. Il m'a manqué une chose : la vie. La vie, tout autour de moi, jamais ne m'a pénétré. Je l'ai regardée droit dans les yeux, cette salope qui s'offre au premier venu et ne me montre que son cul, et je l'ai maudite : voilà où j'en suis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vie n'a pas voulu de moi, alors j'ai composé avec l'abondance, et l'obscénité de mon corps : la place que je ne prendrai pas dans le coeur des gens, dans le cerveau des élites, dans l'histoire des Lettres, dans la chatte des femmes, je la prendrai tout autour de moi, je serai entouré d'un halo de graisse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;25 kilos, j'ai pris, depuis que tu m'as vu. Mes jours d'optimisme, je me dis que je vais maigrir. Je me vois déjà me purifier, soupe aux choux, acérola, jus d'aloé-véra, et même une cure de jeûne. Je lis alors la Baghavad-Ghita. Je me prends pour Shiva. Je m'y lance. Et puis je me rends vite compte que tout ça est trop long. Trop long, trop de temps à subir, alors que ce soir je vais pouvoir m'empiffrer de viandes grasses, de sauces dithyrambiques, de charcuteries et de fromages ! Et les frites ! Et le pinard, la bière, le whisky !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah ! Quand j'oserai ajouter à tout cela du Stilnox, mâtiné de quelques gouttes de Laroxyl ! Parce que je suis maître du monde, quand je prends du Stilnox ! Oh oui ! Enfin, de mon studio. Mais alors là, je domine tous les éléments. Tout coule. Rien n'a jamais existé, je suis lavé de toutes mes turpitudes, je recouvre ma virginité. Et je cherche Eve, dans les plis de ma couette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle m'attend, peut-être. Lorsque je ne la chercherai plus, je la trouverai. Lorsque, étouffé dans mon jus, asphixié dans mon gras et mon vomi, anesthésié par l'alcool, béatifié par les psychotropes, je glisserai sur la terre, faisant un grand bras d'honneur à la pesanteur, je la trouverai, Eve, et mon dernier souffle sera pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Lettre de Dominique Fabrovitch à Tugan Ciolineski&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, in Ciolineski, Correspondance de Prison&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8535200446272761472?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8535200446272761472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8535200446272761472&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8535200446272761472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8535200446272761472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/12/par-deca-la-pomme.html' title='Par-deçà la pomme'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6526079800247951358</id><published>2010-12-11T23:33:00.004+01:00</published><updated>2010-12-12T00:15:17.110+01:00</updated><title type='text'>Toujours</title><content type='html'>On en viendrait presque à croire en l'éternité.&lt;br /&gt;Nous avons mal au dos, nous avons froid, mais nous avons envie d'y croire, en l'éternité, au milieu de ces rues sereines, sûres d'elles sans ostentation, fières sans malice, joyeuses sans tapage.&lt;br /&gt;Tout nous ramène vers Sainte-Cécile, comme si notre dernière demeure devait être la sienne.&lt;br /&gt;Pourtant, nous rappelle la Trinité. Saint-Martin, aussi. Lascia ch'io Pianga résonne, nous revoyons presque Fréteval, le parc Ronsard nous inonde de printemps tandis que nous attendons le Père Noël bien longtemps après avoir été Joseph à Saint-Agne. D'ailleurs, le plateau de fruits de mer arrive ! Si la neige, aussi, pouvait arriver ! Et la cheminée que nous n'avons jamais eue ! Ah ! Le karaoké ! Le chevreuil trop cuit ! Les soirées à se marrer pour rien, parce qu'on est là, ensemble malgré tout. L'iode, les vagues, éternellement, la peau brûlée, la promesse du bleu, les Corbières, déjà, oui, et les cigales qu'on entend, presque, ça y est, on la touche au coeur, l'enfance qui ne mourra jamais alors qu'on voulait l'enterrer avant qu'elle ne soit morte ! La mort, la mort, la mort ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vue imprenable &lt;/span&gt;! Goldorak qui reste figé au fond, moi seul qui peux le voir, oui, et la Bénédictine, entourés de livres que nous sommes, oui, et cet amour trop pudique, qui trouve ses mots seulement sur le lit du mourant, bordel de merde ce qu'on peut être con, jamais le pardon, jamais, inexcusable. La mémoire, les souvenirs, la tombe. Jamais les mots, jamais. Les sacs, les valises, l'attente. Les&lt;span style="font-style: italic;"&gt; coups d'interphone&lt;/span&gt;. Bouffer, bouffer, bouffer. Ne pas reproduire, ne jamais reproduire. Espérer. Vivre pour produire du passé. Au moins. Partir. Se rendre compte qu'on ne part jamais, que partir c'est revenir, en garder au moins le souvenir de l'espoir. Savourer le sourire de ses enfants. Ne pas leur en vouloir de grandir. Partir quand même. Revoir. Revoir tout ce qu'on a aimé, ne jamais l'oublier, prier pour que cela ne change jamais. Essayer de ne pas mourir lorsque l'on ne reconnait plus ce que l'on a aimé. Jamais les mots, jamais. Se rappeler que la virginité nous est toujours un peu accessible, et aller. Aller. Et ne jamais oublier. Jamais les mots, jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6526079800247951358?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6526079800247951358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6526079800247951358&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6526079800247951358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6526079800247951358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/12/toujours.html' title='Toujours'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1757906557746784491</id><published>2010-12-02T19:33:00.003+01:00</published><updated>2010-12-02T19:41:15.636+01:00</updated><title type='text'>Mort de la Démocratie</title><content type='html'>L'espoir aura été de&lt;a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/12/02/delinquants-etrangers-la-suisse-respectera-ses-engagements-europeens_1448162_3214.html"&gt; courte durée&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Il  ne fait désormais plus aucun doute que l'Union Européenne est  résolument dictatoriale, et doublement dangereuse : non seulement parce  qu'elle bafoue les choix des peuples membres, mais parce qu'elle nie cet  état de fait en s'appuyant de façon éhontée sur les valeurs qu'elle  détruit.&lt;br /&gt;C'est maintenant aux divers peuples européens de voter  CONTRE tous ceux qui entretiennent cette saloperie. La liberté ne peut  passer que par la souveraineté. Et la souveraineté, nous ne l'avons  plus.&lt;br /&gt;Que fait la Gauche ? La Gauche qui a fait la révolution de 1789  ? La Jacobine, celle qui a exigé et créé l'existence, la possibilité,  la nécessité des nations souveraines, valeur à laquelle nous sommes  soi-disant attachés corps et âme ?&lt;br /&gt;Comment continuer à accepter de croire que la démocratie peut se passer de vote ? Pire, qu'elle peut aller contre iceux ? On nous inonde d'arguments techniques, technocratiques, juridiques. Si on s'y oppose, on crie au populisme. Mépris absolu du peuple.&lt;br /&gt;Ne se rendent-elles pas compte, ces affreuses élites, qu'elles encouragent et entretienent, ce faisant, les extrêmismes ?&lt;br /&gt;Dans quelle guerre allons-nous sombrer ? Car comment croire que les citoyens européens vont continuer à accepter de se faire mépriser ? Qui va raisonnablement, calmement, la tête froide, savoir restaurer la souveraineté nationale sans verser dans l'extrémisme ? Qui ? Qui va pouvoir redonner confiance dans un système qui dépasse absolument tout le monde par l'imbitabilité de son fonctionnement et, partant, l'impossibilité d'y faire face ?&lt;br /&gt;Je suis absolument écoeuré par la tournure que prennent les "évènements". Et effrayé. L'Histoire ne sert à rien.&lt;br /&gt;Nous sommes devenus fous,  littéralement fous. Nous ne marchons même plus cul par-dessus tête, nous  nous tapons le cul par terre la gueule enfouie dedans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1757906557746784491?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1757906557746784491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1757906557746784491&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1757906557746784491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1757906557746784491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/12/lespoir-aura-ete-de-courte-duree.html' title='Mort de la Démocratie'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2214439557711804363</id><published>2010-12-02T11:01:00.003+01:00</published><updated>2010-12-02T11:13:59.291+01:00</updated><title type='text'>Merci, Madame</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPdu196AUKI/AAAAAAAAAEk/mRnFR3vnaGs/s1600/MOIPETITEFILLEDE13ANS_196562.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPdu196AUKI/AAAAAAAAAEk/mRnFR3vnaGs/s400/MOIPETITEFILLEDE13ANS_196562.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5546023339560030370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Merci, Madame Simone Lagrange, de nous offrir ce qu'il serait indécent d'appeler un témoignage, tant votre vie, votre récit, votre façon de nous raconter vos épreuves transcendent tout ce que l'on a coutume d'appeler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;témoignage&lt;/span&gt; de nos jours.&lt;br /&gt;Vous êtes à mes yeux la dignité personnifiée. Aucun sentimentalisme, aucun effet de manche, aucune posture de dramaturge soucieux des effets qu'il va bien pouvoir produire, aucune aigreur fielleuse, rien qui puisse inspirer à vos auditeurs une quelconque passion triste, rien qui puisse servir de caution à des envolées sectaires.&lt;br /&gt;En ces temps d'occultisme généralisé et de fantasmes dévoyés, vous êtes une source de clarté inestimable.&lt;br /&gt;Pour que chacun s'en rende compte, il FAUT regarder cette &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xcyrc9_moi-petite-fille-de-13-ans-1_webcam"&gt;vidéo&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2214439557711804363?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2214439557711804363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2214439557711804363&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2214439557711804363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2214439557711804363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/12/merci-madame.html' title='Merci, Madame'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPdu196AUKI/AAAAAAAAAEk/mRnFR3vnaGs/s72-c/MOIPETITEFILLEDE13ANS_196562.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-615503968175423002</id><published>2010-11-29T11:33:00.004+01:00</published><updated>2010-11-29T14:21:54.836+01:00</updated><title type='text'>Souveraineté de la Démocratie</title><content type='html'>Oui, c'est possible.&lt;br /&gt;Oui, c'est possible de trouver une démocratie pas encore polluée par la dictature droit-de-l'hommiste dont on pouvait déplorer qu'elle fût aussi souvent le corollaire.&lt;br /&gt;Les &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101128.FAP1667/referendum-sur-l-expulsion-de-criminels-etrangers-les-suisses-disent-oui-a-53.html"&gt;Suisses&lt;/a&gt;, peuple certainement le plus démocrate du monde, prouvent par leurs référendums et leurs votes afférents que la démocratie n'est pas acceptation de perte de son identité  ni résignation à la dissolution dans le maelstrom mondialiste qui n'est rien d'autre que la volonté, sous couvert d'humanisme, d'annihilation de la souveraineté des nations - et donc des peuples - et donc qui n'est rien d'autre que volonté de dictature du capital.&lt;br /&gt;Evidemment, nos ânes bêlants de gauche (la droite aussi a ses ânes bêlants, mais ce n'est pas d'eux qu'il s'agit, là) vont s'offusquer, s'indigner, pleurer, vilipender, vomir, éructer, chier sur la moquette : comment de comment, mais c'est du populisme ça Monsieur ! Du néo-crypto-fascisme ! De la manipulation de peuple ! Parce que ces gens-là, qui n'en peuvent mais de louer les vertus du peuple, n'aiment pas trop quand ce peuple exprime une opinion différente de la leur et leur renvoie une image non-conforme à celle qu'ils aimeraient qu'il ait, ce peuple, nos ânes bêlants, voyez-vous. La démocratie, pour nos ânes gauchistes (même s'ils sont de droite, du reste), c'est eux. Et uniquement eux.&lt;br /&gt;Eh bien les Suisses leur font un grand bras d'honneur. J'espère que cela sera contagieux. J'espère qu'à nous aussi, peuple français, on nous demandera vraiment de décider, un jour, et qu'il n'y aura pas un Sarkozy pour foutre en l'air le choix du peuple avec un traité de Lisbonne de mes deux.&lt;br /&gt;On peut toujours rêver...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-615503968175423002?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/615503968175423002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=615503968175423002&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/615503968175423002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/615503968175423002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/souverainete-de-la-democratie.html' title='Souveraineté de la Démocratie'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3262821750034900018</id><published>2010-11-27T16:09:00.008+01:00</published><updated>2010-11-27T22:39:15.362+01:00</updated><title type='text'>Les Canettes du Désir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPEpDKbWbeI/AAAAAAAAAEc/4AlFIcuVmz8/s1600/canettes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 236px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPEpDKbWbeI/AAAAAAAAAEc/4AlFIcuVmz8/s400/canettes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544257750585208290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon Cher Tugan,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, j'ai découvert un objet qui va, je le pressens fortement, révolutionner, et de manière durable, mon existence (dont tu sais à quel point elle souffre d'un manque patent de distractions).&lt;br /&gt;Je me promenais donc au centre commercial Labège XIV quand, alors que mes méditations solitaires m'entrainaient vers les cîmes de Seraphita, mon regard fut attiré par des objets comme sortis d'un rêve de Jaques Attali : des canettes masturbatoires. Non, Tugan, il ne s'agit pas de substituts légaux à destination de zoophiles repentis, non. Non, il ne s'agit pas non plus de remplacer du Coca par de la vaseline, non. Il s'agit d'un gode à l'envers, creux si tu préfères, dans lequel tu fourres ta nouille, tel un preux chevalier son épée dans son fourreau (la vibration en plus). &lt;br /&gt;La vendeuse m'a drôlement vendu le truc, oh la la. Comme j'hésitais à l'acheter, elle m'a regardé droit dans les yeux, et là, déjà, j'ai senti ma quéquette toute dure. Et elle m'a dit : « Monsieur, je ne peux pas, pour des raisons évidentes d'hygiène  que vous comprendrez aisément, vous faire essayer ces canettes. En revanche, moi, vous pouvez m'essayer. Et je vous assure, Monsieur, je vous assure, que c'est kif-kif bourricot. »&lt;br /&gt;Comme ça, elle m'a causé, la vendeuse.&lt;br /&gt;- Mais où ?, que j'ai dit, moi, toujours aussi pragmatique.&lt;br /&gt;- Ben dans ma chatte, qu'elle m'a répondu.&lt;br /&gt;- Oui, d'accord, je n'oserais vous demander ailleurs. Mais, enfin, pas ici, là, quoi, je veux dire...&lt;br /&gt;- Non non, derrière, elle m'a dit. &lt;br /&gt;Là, je comprenais plus, je savais plus, j'étais perdu, tu comprends.&lt;br /&gt;- Derrière, y a un coin prévu pour ça.&lt;br /&gt;- Bon, d'accord.&lt;br /&gt;Et fiasco. Évidemment, fiasco. Dès qu'il me faut enfiler une capote, tu me connais... Et puis elle puait de la chatte, je devais pas être le premier client. Bon, j'ai quand même acheté le machin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois rentré chez moi, j'ai testé la canette. Et ce fut une réussite totale. Je me suis vidé comme jamais. Ça vibrait, ça aspirait, ça léchait... et ça fermait sa gueule ! 20 secondes de bonheur total.&lt;br /&gt;Ajoute à cet idyllique portrait que ma canette est simple d'utilisation et, en prime, qu'elle contient un réservoir à foutre. Mes draps Ikéa ne s'en souviendront pas. Ma canette, la Nespresso de la bite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te rends-tu compte des progrès considérables dont mon existence se trouve enrichie ? Je m'étais déjà libéré des rapports professionnels (le RSA me suffit), je n'ai même plus à me trouver une greluche pour me vider les couilles !&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Possibilité d'une Île, qu'il disait&lt;/span&gt;, l'autre ! Je l'ai, moi, mon île ! Et j'irai ! J'irai !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fedor Ouelbikitch, Lettre à Tugan Ciolineski, in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Correspondance Générale&lt;/span&gt;, volume 36&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3262821750034900018?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3262821750034900018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3262821750034900018&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3262821750034900018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3262821750034900018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/les-canettes-du-desir.html' title='Les Canettes du Désir'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TPEpDKbWbeI/AAAAAAAAAEc/4AlFIcuVmz8/s72-c/canettes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7511805562019224903</id><published>2010-11-19T18:50:00.003+01:00</published><updated>2010-11-19T23:01:43.998+01:00</updated><title type='text'>Autour d'un fantasme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOa-rew-SUI/AAAAAAAAAEU/2riE1Mg9XbU/s1600/fantasme.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 296px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOa-rew-SUI/AAAAAAAAAEU/2riE1Mg9XbU/s400/fantasme.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541326045728098626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai lu Les Décombres, de Rebatet, de même que sa suite (Mémoires d'un Fasciste, tome II).&lt;br /&gt;C'est un document historique formidable, dans tous les sens du terme, d'une franchise et d'une horreur sans faille. J'ai la faiblesse et l'obsession de considérer que tout ce que l'on peut vivre aujourd'hui (du point de vue de la « vie de l’esprit », du Café du Commerce aux Essais les plus aboutis, je ne parle pas des évènements et faits politiques en eux-mêmes, évidemment) n'est qu'une forme de répétition déformée, une sorte d'ersatz affaibli autant qu'hystérisé, de ce qui s'est passé en Europe de l'avènement du nazisme à 1947 (pour faire vite). Une impasse. Tout ce qui a suivi cette période n'est que tentative impossible d'expiation et rancunes intangibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, la lecture de Rebatet me semble indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on être fasciste ? C'est devenu, littéralement, impossible à concevoir, aujourd'hui. Le fait même de se poser la question nous rend suspects de désirer le devenir. La compréhension est interdite : elle ne peut, dans une société expiatoire, qu'être assimilée à un désir d'adhésion à l'objet en question.&lt;br /&gt;Pourtant, de quelle lumière terrible et insupportable la lecture de Rebatet nous éclaire-t-elle sur notre propre contemporanéité ! Essayons donc de faire fi de nos exécrations et lisons par exemple cela en face :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une dizaine de jours plus tard, je rentrais d'un court voyage, qui avait suffi pour que je retrouvasse un Paris métamorphosé, encanaillé et morne à souhait. Une faune d'émeute, montée d'on ne savait où, tenait le pavé. Des voyous patibulaires, doublés de petites femelles pires encore, rançonnaient jusque sur les boulevards les passants au profit des joyeux grévistes installés dans les banlieues « sur le tas ». Pas d'autobus, pas de métro. Les mobiles montaient la garde devant les restaurants et les cafés fermés. Les trottoirs se couvraient d'immondices. Les revendications de quatre balayeurs suffisaient pour arrêter une usine de mille ouvriers. Cela commençait très bien, par un de ces accès de paralysie qui sont le plus magnifique symptôme d'une infection marxiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jules Renard, dont j'aime à croire qu'il n'eût jamais été un socialiste à la mode du Front Populaire, disait trente ans plus tôt aux Buttes-Chaumont : « Oui, le peuple. Mais il ne faudrait pas voir sa gueule. » Les dieux savent si on la voyait ! Ça défilait à tout bout de champ, pendant des dimanches entiers, sur le tracé rituel de la République à la Nation. Il y avait les gueules de la haine crapuleuse et crasseuse, surtout chez les garces en cheveux. Il y a avait encore à profusion le prolétaire bien nourri, rouge, frais et dodu dans une chemisette de soie, un pantalon de flanelle, d'étincelants souliers jaunes, qui célébrait avec une vanité rigolarde l'ère des vacances à la plage, de la bagnole neuve, de la salle à manger en noyer Lévitan, de la langouste, du gigot et du triple apéritif. Le peuple, dans ces revues, était entrelardé de cohortes maçonniques, arborant d'incroyables barbes toulousaines, et des bannières, des ceintures, des scapulaires bleus et roses de congrégationnistes sur des ventres de tartarins ; ou encore d'escouades d'intellectuels, les penseurs de mai 36, dont l'aspect me mettait un voile rouge devant les yeux, les vieux pions de la Sorbonne , les suppôts à lorgnons et barbiches de toute la suffisance primaire, bras dessus bras dessous avec tel homme qui avait eu du talent et qu'on reconnaissait avec un étrange dégoût dans ces chienlits. N'y manquait jamais, avec sa figure dévorée de tics, le sieur André Malraux, espèce de Sous-Barrès bolchéviste, rigoureusement illisible, et qui soulevait pourtant l'admiration à Saint-Germain-des-Prés, même chez les jeunes gogos de droite, grâce à un certain éréthisme du vocabulaire et une façon hermétique de raconter des faits divers chinois effilochés dans un bouillon d'adjectifs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remplacez Lévithan par Ikéa, mai 36 par mai 68, Malraux par Attali, Barrès par BHL et marxiste par gauchiste, et vous avez là peu ou prou (force talent en moins) non pas un article de "Je Suis Partout" mais le credo de bien de blogueurs autoproclamés « réacs », ce qui ne veut évidemment pas dire (et là est la complexité du réel) que cette "sphère" soit nécessairement composée de fascistes.&lt;br /&gt;Inconséquence ? Incohérences ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que nous apprend Rebatet sans forcément le dire, c'est qu'on ne peut pas être fasciste, c'est-à-dire révolutionnaire nationaliste (au contraire des communistes qui étaient des révolutionnaires internationalistes), ET réactionnaire, c'est-à-dire, justement, contre-révolutionnaire. Si Je Suis Partout (dont les principaux rédacteurs ont débuté leur carrière sous l'égide de Maurras) a existé, c'est par opposition radicale à L'Action Française.&lt;br /&gt;Lire Rebatet et les polémistes de cette époque, c'est indispensable pour mieux comprendre les absurdités, malhonnêtetés et incompréhensions de notre propre époque.&lt;br /&gt;Il n'est pas question de réhabilitation, il est question d'être un peu moins con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après, se pose tout de même une question : tout cela suffit-il à faire de Rebatet un grand écrivain ? Je n'ai pas lu Les Deux Etendards, mais, sur ce que j'ai pu lire, je ne le crois pas.&lt;br /&gt;Sans vouloir ni pouvoir répondre à la question "Qu'est-ce que la littérature ?", je voudrais modestement avancer un élément de réponse :&lt;br /&gt;Un grand écrivain, c'est un type que l'on peut aimer même en étant opposé et révulsé par certaines de ses positions politiques et morales.&lt;br /&gt;Or, si je conçois que l'on puisse aimer Céline (et c’est mon cas), je doute que l'on puisse véritablement, en n'étant pas hitlérien, aimer Rebatet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela, bien sûr, nous renvoie irrésistiblement à l'ouvrage dont il est question plus bas, sur la littérature d'extrême droite entre 1930 et 1947.&lt;br /&gt;Et sur ce à quoi l'on assiste aujourd'hui dans la presse. Ou plutôt dans ce qu'il est convenu d'appeler la blogosphère. C'est elle qui est le devenue le principal lieu d'expression des voix d'extrême-gauche comme celles d'extrême-droite.&lt;br /&gt;La grande différence, c'est que personne, aujourd'hui, ne se réclamera fasciste ou stalinien, par exemple. Est-ce dû à la mort de ces idéologies ? Jusque dans les consciences ? Que l'on nous permette d'en douter.&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, on est ou on fustige les bobos, les réacs, les gauchos, les sympas, les fachos. Réac n'est plus réactionnaire, facho n'est plus fasciste, sympa n'est plus sympathique, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;and so on&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons sous le règne de l'abréviation. C'est ça, le lien. C'est ça, qui unit, qui unit les solitudes, car c'est bien ça, le blogage : l'assemblage des solitudes. Epoque ultra-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;communicatiste&lt;/span&gt; oblige. Nihilisme oblige. Nous sommes sans le savoir les enfants de Cioran, et des enfants indignes : nous ne savons même pas le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dire&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Le règne de l'abréviation.&lt;br /&gt;Les mots ne disent plus leur nom.&lt;br /&gt;Renaud Camus nous avait avertis, pourtant, en 1994 : « Les mots savent à peu près ce qu'ils disent, en général. On ferait mieux de les écouter un peu, pour changer. »&lt;br /&gt;Nous sommes devenus sourds.&lt;br /&gt;Le mutisme ne devrait pas tarder à suivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7511805562019224903?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7511805562019224903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7511805562019224903&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7511805562019224903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7511805562019224903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/autour-dun-fantasme.html' title='Autour d&apos;un fantasme'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOa-rew-SUI/AAAAAAAAAEU/2riE1Mg9XbU/s72-c/fantasme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8763704070106555933</id><published>2010-11-17T17:11:00.005+01:00</published><updated>2010-11-17T17:59:29.703+01:00</updated><title type='text'>Une certaine idée du blogage (il y a soixante-dix ans)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOQD5ohHaUI/AAAAAAAAAEM/SzJ7ZjJsSAc/s1600/auteur_1663.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 210px; height: 306px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOQD5ohHaUI/AAAAAAAAAEM/SzJ7ZjJsSAc/s400/auteur_1663.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540557730236295490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qui comprend bien son temps ? Comment savoir la vérité et qu'est-ce qui pousse à vouloir savoir la vérité ? Pourquoi des littérateurs, des journalistes, de rares écrivains se croient-ils détenteurs d'une autorité permettant de parler de tout, de donner des leçons et pensent-ils avoir la capacité de jouer au prophète ? Pour ma part, je souscris à des propos récents de Claude Lévi-Strauss : « Au XIXème siècle, certains intellectuels vivaient encore sur une tradition qui remonte à Voltaire. Un Victor Hugo pouvait se croire capable de juger tous les problèmes de son temps. Je ne crois plus cela possible. » Il précisait que son autorité intellectuelle reposait sur la somme de travail qu'il avait accomplie, dans des domaines limités, et que c'était seulement dans ces domaines qu'il pouvait juger ; se prévaloir ailleurs de son autorité serait un « abus de confiance »(1).&lt;br /&gt;On voit, à l'extrême droite comme à l'extrême gauche, beaucoup d'intellectuels engagés, c'est-à-dire en grande majorité des frontaliers des milieux intellectuels, des semi-intellectuels, qui usent de leur nom, au rayonnement parfois bien limité, pour parler de tout. L'extrême droite se distingue par l'importance numérique de polémistes bien connus : ce sont, tout naturellement des hommes de refus, et très largement des hommes de plume qui ont échoué dans le roman ou le théatre. François Mauriac, réfléchissant au destin du pamphlétaire après le procès de Lucien Rebatet, en donnait la clé : il « m'apparaît comme une fatalité à laquelle sont voués certains esprits nés avec un grand don littéraire, mais qui ne leur permet d'exceller dans aucun genre. On ne commence jamais avec le pamphlet. Une existence consacrée à l'invective, comme celle de Léon Daudet, prend toujours sa source dans un cimetière d'oeuvres avortées. Sur le cadavre de ses romans et de ses pièces, un écrivain magnifiquement doué, trouve l'alibi politique, rend au "style" son sens étymologique de "poinçon", de "petit poignard", et le retourne contre ses contemporains avec une rage qui ne choisit pas »&lt;/em&gt;(2). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanine Verdès-Leroux, &lt;em&gt;Refus et violences&lt;/em&gt;, Gallimard, 1996&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Claude Lévi-Strauss, Didier Eribon, &lt;em&gt;De près et de loin&lt;/em&gt;, Paris, Ed. Odile Jacob, 1988, p.219&lt;br /&gt;(2) François Mauriac, « La leçon d'un verdict », &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, 26 novembre 1946&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8763704070106555933?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8763704070106555933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8763704070106555933&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8763704070106555933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8763704070106555933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/une-certaine-idee-du-blogage-il-y.html' title='Une certaine idée du blogage (il y a soixante-dix ans)'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TOQD5ohHaUI/AAAAAAAAAEM/SzJ7ZjJsSAc/s72-c/auteur_1663.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5689857003941116765</id><published>2010-11-06T10:21:00.003+01:00</published><updated>2010-11-06T11:10:11.737+01:00</updated><title type='text'>À six ans, ...</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;À six ans, j'ai vu mon père se faire frapper par ma mère, et partir. Je l'ai vu ne pas réagir. Je l'ai vu partir. À vingt ans, je me voyais mort. À quarante, j'ai vu ma femme et mes enfants mourir.&lt;br /&gt;Je n'ai pourtant rien vu venir.&lt;br /&gt;Le coup est parti tout seul. Le premier. Après, je n'ai plus eu le choix, il a fallu finir le boulot.&lt;br /&gt;Il faudrait abolir les regards. Si ma fille ne m'avait pas regardé, je n'aurais pas souffert autant. Cette souffrance était littéralement insoutenable, il fallait la détruire. Non, vraiment, sans ce regard, je n'aurais jamais enfoncé la lame dans son ventre. Cela aurait évité à sa soeur de hurler, et à ma femme de se jeter sur moi pour la défendre. Et de subir le même sort.&lt;br /&gt;Il faudrait abolir les corps. Laisser aux hurlements exprimer seuls la colère. Dès que le corps s'en mêle, les rapports sont corrompus. Les mots devraient suffire. Les mots sont une limite, en soi. On ne peut pas tuer avec les mots, dire l'inverse c'est bon pour les poètes, et les poètes n'ont jamais eu à tuer personne, ce sont des puceaux de la mort.&lt;br /&gt;On ne peut pas vivre en se voyant dans le regard de l'autre, comprenez-vous ? Parce qu'alors, c'est soi ou l'autre, on ne peut pas être deux. On ne peut pas vivre deux. C'est notre solitude ontologique qui nous permet, lorsqu'elle est préservée, de ne pas devenir un assassin. L'autre ou moi. Mais il est impossible de tuer soi devant l'autre, impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, Mesdames et Messieurs les jurés, j'ai tué mes deux filles et ma femme.&lt;br /&gt;J'ai vu mon père se faire frapper par ma mère et ne pas réagir. Je me suis vu mort. Je ne pouvais pas mourir une troisième fois.&lt;br /&gt;De vivre, j'y ai perdu ma liberté. En taule ou à l'air libre, j'aurai toujours le sang de mes mortes visqueux, chaud et puant sur mes bras. Mes oreilles bourdonneront toujours de leurs râles. Mes yeux seront toujours embrumés par leurs yeux révulsés. Et ce thorax qui ne se soulève plus. Savez-vous quel effet ça peut faire, un thorax qui ne se soulève plus ? Imaginez le soleil qui reste fixe dans le ciel. Pareil. Vous ne pouvez pas regarder ça en face.&lt;br /&gt;Trois êtres que vous aimez au-delà de tout qui ne sont plus que masses irrésistiblement attirées par la terre, seules leurs ultimes sécrétions indiquant qu'il y a eu, un jour, de la vie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tugan Ciolineski, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Face à ma vie&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5689857003941116765?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5689857003941116765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5689857003941116765&amp;isPopup=true' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5689857003941116765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5689857003941116765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/six-ans.html' title='À six ans, ...'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3538018573514159064</id><published>2010-11-05T14:29:00.002+01:00</published><updated>2010-11-05T14:33:44.515+01:00</updated><title type='text'>Une passion française, ou Rendez-vous dans cent ans</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TNQHkP80VpI/AAAAAAAAAEE/F0dsXl58rl4/s1600/jacquesbainville_1256053871.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 232px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TNQHkP80VpI/AAAAAAAAAEE/F0dsXl58rl4/s400/jacquesbainville_1256053871.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536058161283487378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous avons, dans notre histoire, subi des défaites plus graves. Il n'en est pas qui aient été ressenties avec plus d'humiliation que celle de Rosbach. À cette sorte de honte, un sentiment mauvais et nouveau se mêla chez les Français : le plaisir d'accuser nos généraux d'incapacité, d'opposer le luxe de nos officiers aux simples vertus du vainqueur. Jamais l'admiration de l'ennemi n'alla si loin : elle a duré, elle a profité à la Prusse jusqu'à la veille de 1870. Frédéric de Hohenzollern passa pour le type du souverain éclairé. Ses victoires, pour celles du progrès et même, ou peu s'en faut, de la liberté. C'était pourtant un despote, un souverain absolu et plus autoritaire que tous les autres. Sa méthode c'était le militarisme, le caporalisme, le dressage prussien, le contraire du gouvernement libéral. Il a fallu plus d'un siècle pour qu'on s'en aperçût.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Bainville, Histoire de France&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3538018573514159064?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3538018573514159064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3538018573514159064&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3538018573514159064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3538018573514159064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/11/une-passion-francaise-ou-rendez-vous.html' title='Une passion française, ou Rendez-vous dans cent ans'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TNQHkP80VpI/AAAAAAAAAEE/F0dsXl58rl4/s72-c/jacquesbainville_1256053871.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2418191748238318395</id><published>2010-10-31T23:13:00.006+01:00</published><updated>2010-10-31T23:39:45.319+01:00</updated><title type='text'>Hosanna</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TM3uJ9xuGpI/AAAAAAAAAD8/q-3punnliic/s1600/121.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TM3uJ9xuGpI/AAAAAAAAAD8/q-3punnliic/s400/121.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534341372077546130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taper du pied sur le sol, chez soi, en sachant que cela ne dérangera personne. Savoir que c'est du solide. Savoir qu'on est sur du solide. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Voir ses enfants sourire les bras tendus vers nous, les voir heureux, savoir qu'ils nous aiment. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Sentir l'être aimé le corps parfaitement détendu, la peau chaude et soyeuse, les effluves de sa nuque. Savoir que son réveil nous attend. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Avoir la Bible toujours près de soi. Se rappeler que Dieu nous aime, et que le jour où tous les êtres qui font et sont notre vie auront disparu, nous les retrouverons en Lui. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Tenir l'effroi derrière soi, les ténèbres béantes au loin, ne se retourner que précautionneusement. Se permettre le luxe de garder tout cela en réserve pour ses vieux jours. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Domestiquer sa culpabilité. Savoir qu'on fait tout ce que l'on peut pour ne pas tuer ce que l'on a fait naître. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Ne pas craindre de se faire détester. Préférer vivre avec la haine qu'avec le ridicule. Se le dire, au moins.&lt;br /&gt;Vivre. Mourir. Le dire.&lt;br /&gt;Au moins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2418191748238318395?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2418191748238318395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2418191748238318395&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2418191748238318395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2418191748238318395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/10/hosanna.html' title='Hosanna'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TM3uJ9xuGpI/AAAAAAAAAD8/q-3punnliic/s72-c/121.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8743356524003349497</id><published>2010-10-30T22:11:00.003+02:00</published><updated>2010-11-01T00:41:32.920+01:00</updated><title type='text'>Sur l'autel de la modernité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TMyItAdX8pI/AAAAAAAAAD0/K0pM7s4dGbg/s1600/brebis.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 248px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TMyItAdX8pI/AAAAAAAAAD0/K0pM7s4dGbg/s400/brebis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5533948348930192018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pensait que certains rôles étaient immuables. On se disait que la nature avait oeuvré pour l'éternité, et que l'espèce humaine avait, aurait, jusqu'à n'être plus, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;suivi&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;On savait bien que les différences culturelles, civilisationnelles, rendaient les choses disparates, mais enfin, on n'en doutait pas : Un père est un père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est pourtant bien obligé de se rendre à l'évidence : il existe des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nouveaux pères.&lt;/span&gt; A vrai dire, il ne tend à exister plus que cela.&lt;br /&gt;Oh, des nouveaux pères, il y en a toujours eu, me direz-vous avec ce pragmatisme lumineux qui vous caractérise. Eh bien non, bande de couillons. Des pères nouveaux, oui. Mais des nouveaux pères, non. C'est un peu comme la Nouvelle Vague sans majuscules, si vous voulez. Des vagues nouvelles, ça, ça ne manque pas. Mais des nouvelles vagues, c'est déjà plus rare. Quant à la nouvelle vague, je vous laisse imaginer.&lt;br /&gt;C'est justement ce qui distingue la Nouvelle Vague des nouveaux pères : si la première est unique dans l'océan, les seconds forment l'océan de merde qui nous submerge à grands flots de sourire à visage du rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfant n'a pas changé, lui. C'est son papounet qui s'est transformé, et sans OGM en plus.&lt;br /&gt;Ça change les rapports, quand même, vous me direz. Eh bien oui. Oui, vous avez raison, je ne vous contredirai pas là-dessus, vous voyez bien que ce n'est pas un a-priori chez moi que de vous donner tort, car nous pouvons, si vous le voulez bien, faire un bout de chemin ensemble, doigt contre doigt.&lt;br /&gt;L'enfant n'a plus, pour se rassurer (car la vie est inquiétante, ça ne vous aura tout de même pas échappé), à se faire aimer de son père. Car le nouveau père est un ancien nourrisson qui n'a affectivement pas évolué. Lui aussi, il veut se faire aimer pour se rassurer. L'occasion faisant le larron, v'là-t-y pas qu'il investit sa progéniture. Oui oui, il l'investit. Vous trouvez ça obscène ? Ça l'est.&lt;br /&gt;Car c'est le nouveau père qui va prendre les devants, vous voyez : il va &lt;span style="font-style: italic;"&gt;devoir&lt;/span&gt; se faire aimer par son enfant. Il n'a toujours pas compris, ce grand dadais ingénument criminel, que cet amour lui était de toute façon acquis. C'est comme ça ! Au moins au début. Mais enfin là on parle de début, n'est-ce pas. On ne sait pas comment ça va finir, on n'est pas devins, à Blog à Crédit, non plus.&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mettez-vous deux secondes dans la tête de ce nourrisson attardé qu'est le nouveau père.&lt;br /&gt;Que feriez-vous pour vous faire aimer de votre petit n'enfant ?&lt;br /&gt;Vous ne le gronderiez jamais. Jamais. On n'engueule pas celui dont on veut se faire aimer, comme on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. Avec de la merde, oui, mais pas avec du vinaigre.&lt;br /&gt;Vous lui mettriez une beigne encore moins souvent. D'ailleurs, vous appelleriez de toute votre âme une loi châtiant les châtiments. Dans un monde où le père est un enfant, l'enfant est la loi.&lt;br /&gt;Vous ne lui donneriez aucun interdit, et votre principale source d'angoisse serait les frontières, toutes les frontières. Vous auriez une aversion absolue pour toute forme de nationalisme et même de patriotisme. Vous exigeriez que le pays dans lequel vous vivez ne fasse aucune distinction entre autochtones et étrangers, allant jusqu'à renier ce terme d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;étranger&lt;/span&gt;. Dans un monde où ici est ailleurs, il n'y a plus d'ailleurs, comme il n'y a plus d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vous ne lui parleriez que d'amour. Vous haïriez la haine. A tel point que la haine vous obsèderait. Vous la traqueriez partout, de peur qu'elle ne vous submerge. Du coup, vous la verriez partout. Et vous mèneriez une inquisition contre tout ce qui vous paraitra, à vous, ce que vous adorez appeler racisme tout en affirmant que les races n'existent pas. Dans un monde où seul ce que certains appellent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amour&lt;/span&gt; est pris en compte, la haine est un mets recherché.&lt;br /&gt;Bien sûr, vous l'habilleriez comme vous. Ou plutôt, vous vous habilleriez comme lui. Surtout pas de signe extérieur d'âge adulte. Vous vous adresseriez à lui comme vous imaginez qu'il pourrait s'adresser à vous, s'il était aussi pitoyable que vous. Dans un monde où l'on ne pense qu'à être soi-même, l'autre ne peut être autre que soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà.&lt;br /&gt;Vous êtes un nouveau père.&lt;br /&gt;Vous marchez à quatre pattes dans ce wagon de train, chaussures dégueulasses le long desquelles coule un jean troué, les cheveux gras, avec Bobonne clocharde à l'autre bout qui gueule dans son portable que&lt;span style="font-style: italic;"&gt; c'est vachement chiant de pas pouvoir s'rouler un joint quand on veut tu vois&lt;/span&gt;, vous ne cessez de jeter des coups d'oeil à vos voisins d'infortune pour vérifier qu'ils sont tout transis d'admiration pour votre morveux, et vous n'allez nulle part.&lt;br /&gt;Nulle part.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8743356524003349497?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8743356524003349497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8743356524003349497&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8743356524003349497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8743356524003349497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/10/sur-lautel-de-la-modernite.html' title='Sur l&apos;autel de la modernité'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TMyItAdX8pI/AAAAAAAAAD0/K0pM7s4dGbg/s72-c/brebis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5099059200010460847</id><published>2010-10-13T16:53:00.011+02:00</published><updated>2010-10-15T13:43:55.729+02:00</updated><title type='text'>Labeuche Premier Ministre !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TLXcaMXyRtI/AAAAAAAAADs/kKz3ySNjk_s/s1600/Renaud_Camus_2007.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 397px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TLXcaMXyRtI/AAAAAAAAADs/kKz3ySNjk_s/s400/Renaud_Camus_2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527566460222850770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si certains d'entre nous avaient des doutes concernant le sérieux avec lequel Renaud Camus considére son Parti de l'In-nocence, il n'est désormais plus possible d'en avoir.&lt;br /&gt;C'est que le Maîîître (c'est comme ça qu'on l'appelle, dans certains salons webmatiques) a décidé de se déclarer candidat aux Présidentielles de 2012 ! Rien de moins ! C'est en tout cas ce qu'annonce la &lt;a href="http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/2012-L-ecrivain-Renaud-Camus-candidat-226255/"&gt;Presse&lt;/a&gt; et ce que n'infirme pas un de ses fidèles lieutenants, le colonel &lt;a href="http://www.in-nocence.org/public_forum/read.php?3,66993"&gt;Bourjon&lt;/a&gt;, qui se dit déjà prêt à dégainer les parapluies - c'est dire la motivation des troupes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait s'en réjouir.&lt;br /&gt;Après tout, nous sommes en assez grande partie d'accord avec les principes énoncés par cet espace de discussion (puisque jusqu'ici ça n'a jamais été autre chose qu'un site internet, ce PI). Certains communiqués nous faisaient dresser les cheveux sur la tête, certes, d'autres nous exaspéraient, parfois, par cette prose lourdingue que n'évitent hélas pas toujours les ratiocinations maniéristes partisanes. D'autres nous faisaient pouffer de rire (le désaccord avec Le Pen concernant... les limitations de vitesse... (et tant d'autres...)). Certaines de ses obsessions ont fini par nous en détourner.&lt;br /&gt;Mais enfin, quoique lassés, nous approuvions ce désir et cette intelligence de ne pas confondre écologie avec gauchisme ni vigilance concernant l'immigration avec fascisme, de même que nous étions ravis de lire quelqu'un vilipender l'Education nationale sans pour autant remettre en cause les principes républicains de laïcité.&lt;br /&gt;Et puis, Renaud Camus, tout de même, nous avons une certaine estime pour lui, malgré tout ce qui peut nous agacer chez lui.&lt;br /&gt;N'oublions pas non plus qu'il y a quelques temps nous regrettions que ce "parti" ne présente &lt;a href="http://chezbeuche.blogspot.com/2010/04/assuree-de-perdre.html"&gt;aucun&lt;/a&gt; candidat aux élections.&lt;br /&gt;Mais justement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, tout cela ne suffit pas à faire du PI un parti, un vrai parti. Un machin politique, quoi. Avec des hommes politiques dedans, pas seulement des blogueurs, aussi grand puisse être leur talent. Des réunions publiques, des tracts, des meetings, des conférences, pas seulement des soliloques devant une caméra. Se frotter au peuple, pas simplement aux bits. Faire des alliances avec des hommes politiques, au moins apporter son soutien à tel ou tel parti, pas se contenter d'être un opposant systématique, même si on est loin d'être d'accord sur tout. C'est ça, la politique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme l'andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop&lt;/span&gt;. Et Renaud Camus n'est pas un homme politique.&lt;br /&gt;Lancer un bonhomme dans la course à l'Elysée alors que rien n'a jamais été fait, par lui, politiquement, qu'un site internet... (et des livres, oui, nés sur la Toile)&lt;br /&gt;D'accord, il n'ambitionne sans doute pas réellement de devenir Président de la République mais se servira de cet évènement pour avancer ses idées politiques, d'accord, pour mettre au clair sa pensée politique au vu et au su du plus grand nombre.&lt;br /&gt;Mais seul, comme ça... Après Coluche et d'autres guignols... Ne risque-t-il pas, hélas, de passer aux yeux des Français pour un branquignol de cette espèce (sans la popularité d'un Coluche qui plus est) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, quel avenir pour le plus grand écrivain français de ces trente dernières années ?&lt;br /&gt;Renaud Camus ne se fourvoie-t-il pas ?&lt;br /&gt;Certes, il pourra dire (et ça semble lui tenir à coeur) qu'il aura &lt;span style="font-style: italic;"&gt;essayé&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Certes, c'est tout à son honneur.&lt;br /&gt;Mais n'y a-t-il pas (si tant est qu'il se présente effectivement aux Présidentielles) derrière cette tentative une volonté délibérée d'aller au casse-pipe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, cette expérience enrichira son Journal.&lt;br /&gt;C'est à se demander si tel n'est pas le but, d'ailleurs, de ce passionné de la graphobie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on me permette, toutefois, de regretter le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; partisianisme&lt;/span&gt; croissant de Renaud Camus : j'aime les écrivains qui savent aussi penser contre eux-mêmes. Ce en quoi Camus était, effectivement, un maître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Ajout du 14 octobre : Camus a confirmé hier sur Europe 1 qu'il comptait se présenter à la Présidentielle de 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajout du 15 octobre : Lire cet autre&lt;a href="http://www.renaud-camus.org/message_lire.php?message=25619"&gt; point de vue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5099059200010460847?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5099059200010460847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5099059200010460847&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5099059200010460847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5099059200010460847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/10/labeuche-premier-ministre.html' title='Labeuche Premier Ministre !'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TLXcaMXyRtI/AAAAAAAAADs/kKz3ySNjk_s/s72-c/Renaud_Camus_2007.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5082475542660083602</id><published>2010-10-08T23:13:00.002+02:00</published><updated>2010-10-08T23:37:31.965+02:00</updated><title type='text'>Le meilleur témoignage sur les rapports amoureux contemporains</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xf2v32_pqr-plan-c-l-regulier-captain-brack_music#from=embed"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BRShmFgcQ0A?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/BRShmFgcQ0A?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5082475542660083602?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5082475542660083602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5082475542660083602&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5082475542660083602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5082475542660083602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/10/le-meilleur-temoignage-sur-les-rapports.html' title='Le meilleur témoignage sur les rapports amoureux contemporains'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5704065100666110993</id><published>2010-09-25T11:46:00.006+02:00</published><updated>2010-09-25T12:55:50.989+02:00</updated><title type='text'>Au-delà du fascisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TJ3Q0rQZJdI/AAAAAAAAADk/GYJKUlyvEBo/s1600/senna-et-amelie-secret-story-4-image-365683-article-ajust_650.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TJ3Q0rQZJdI/AAAAAAAAADk/GYJKUlyvEBo/s400/senna-et-amelie-secret-story-4-image-365683-article-ajust_650.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5520798321609352658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On pourra toujours se dire que ce n'est qu'une émission télévisée, on pourra toujours tout minimiser, on pourra toujours changer de chaîne ou éteindre la télévision, on pourra toujours dire que c'est pour de faux, on pourra toujours dire ce qu'on veut - ce qu'on ne pourra jamais, en revanche, ce qu'on ne pourra plus jamais, c'est croire en notre progrès, nous autres Européens.&lt;br /&gt;Quand on voit Secret Story, parce qu'il faut le voir pour le croire, voir cette ignominie vue par des milions de Français (mais on peut penser que c'est partout pareil) pour croire que pareille ignominie peut être diffusée et regardée, et en toute bonne conscience, là encore, quand on voit Secret Story, donc, on est terrassé par l'évidence : nous avons fini d'être européens, nous avons fini d'être des hommes, nous avons peut-être fini, même, d'être vivants.&lt;br /&gt;Secret Story, c'est la mort de l'Homme, comme ça, l'air de rien, au milieu des meubles Ikea, des nichons siliconés, des couleurs criardes, de la jeunesse obligatoire, de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;techno&lt;/span&gt; incessante et de l'espionnage généralisé comme socle commun et principe de cohabitation. Il n'est plus question de dépasser, comme le XXème siècle a eu la barbarie de l'envisager, ni Dieu ni l'Homme, mais d'en finir avec lui, une bonne fois pour toutes.&lt;br /&gt;Secret Story, ou l'avènement du sous-homme par l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;exaspération&lt;/span&gt; de tout ce qui peut singulariser l'humain jusqu'à extinction prochaine. Un homosexuel n'est plus un homme attiré sexuellement par les hommes, c'est une tapette, une tarlouze, et encore, ce terme est bien trop faible pour le définir : c'est une follasse, une hystérique, dont le moindre geste est là pour rappeler qu'il souhaite se faire défoncer le cul. Une femme n'en est plus une, c'est une putain, une bimbo, une grognasse, mais là encore les termes sont trop faibles pour pouvoir appréhender cette post-humanité. Quant aux hommes hétéros, ils n'existent tout simplement plus, fades, ternes, transparents, on ne sait plus quoi en faire, d'eux.&lt;br /&gt;Ah si, une chose : les faire engrosser les salopes hystériques.&lt;br /&gt;Car désormais, tout, absolument tout, doit se dérouler, de la naissance à la mort, et être relaté en direct : il était question, hier soir, d'une proposition d'apporter dans "la maison des secrets" un test de grossesse. Oui oui, derniers humains qui me lisez, un test de grossesse. Un abruti et une poufiasse (on taira leurs noms par respect pour leurs familles, s'il leur en reste) se rencontrent dans Secret Story, baisent, enfantent peut-être, la pouffe se demande si elle n'est pas enceinte, et le brave Castaldi (qui doit être reconnu à sa juste valeur par la France entière pour ce qu'il est : l'assassin de la décence nationale, lui qui fut le pionnier en la matière avec Loft Story), en direct bien sûr, lui propose un test de grossesse, avant d'entamer la tirade habituelle sur les vertus du port du préservatif. Pendant ce temps, une tarle demande à une taffe : « Pourquoi tu m'as offert cette bille ? » Et l'autre de lui répondre : « Pour te l'enfoncer dans le cul. » Et le premier de renchérir : « Oh, c'est mignon !... » Peu de temps après, pour célébrer ces doutes de maternité, on leur envoie un poupon dans un landau qui pleure : notre couple doit alors lui donner le biberon. Il doit s'entraîner. Là, vous comprenez, on ne sait plus quoi dire. Dire que les bras nous en tombent, c'est, encore une fois, bien en-dessous de que la sous-humanité triomphante nous exhibe.&lt;br /&gt;Alors oui, Castaldi, t'as raison : encourage le port de la capote, vas-y, que ces gens-là, que tous ces gens-là, ceux qui font tes émissions et ceux qui te regardent, ne se reproduisent surtout pas. Et allie-toi donc à Attali, dans cette pulsion de mort qui vous remplit, vous et tous vos copains, les poches de fric, et vous vide les couilles de foutre tant ça vous fait jouir, dans ce noble idéal d'euthanasie qui fait frétiller de la queue tous nos apôtres progressistes chantres des libertés en tous genres.&lt;br /&gt;Lorsque les candidats de tous les Secret Story de la Terre,  auront forniqué, copulé, enfanté, vellé, et agonisé, leurs téléspectateurs, ivres de mort, éteindront la télé et iront s'éteindre, tranquillement, dans une orgie chaste et silencieuse, au crépuscule de leurs idoles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5704065100666110993?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5704065100666110993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5704065100666110993&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5704065100666110993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5704065100666110993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/09/au-dela-du-fascisme.html' title='Au-delà du fascisme'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TJ3Q0rQZJdI/AAAAAAAAADk/GYJKUlyvEBo/s72-c/senna-et-amelie-secret-story-4-image-365683-article-ajust_650.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4612143333339773812</id><published>2010-09-10T12:46:00.007+02:00</published><updated>2010-09-17T13:00:16.760+02:00</updated><title type='text'>En marchant, en écumant</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TIoR-hetUPI/AAAAAAAAADc/S8ub4r9Qb7g/s1600/250px-Entrance_to_the_Jardin_des_Plantes,_Toulouse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 250px; height: 167px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TIoR-hetUPI/AAAAAAAAADc/S8ub4r9Qb7g/s400/250px-Entrance_to_the_Jardin_des_Plantes,_Toulouse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515240459505324274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'étais enfant et n'avais pas encore toutes mes dents, ma mère et moi faisions notre promenade rituelle du dimanche après-midi au Jardin des Plantes.&lt;br /&gt;Je donnais à manger des miettes de pain rance aux canards blasés du bassin, je mangeais un beignet à l'abricot et je faisais du vélo, n'en possédant pas mais le louant une heure dans l'enceinte du Jardin. Nous déambulions consciencieusement le long des allées prévues à cet effet et avions tout le loisir d'admirer les belles pelouses qui offraient alors au regard du promeneur un repos de l'humanité bien savoureux : du vert, des oiseaux, et pas l'once d'une chair humaine.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, on ne trouve plus de vélo à louer au Jardin des Plantes, mais de la viande débraillée à profusion sur les pelouses - l'oeil est altéré, le repos consumé. C'est dehors, dans les rues, sur les places, les boulevards et les trottoirs, que l'on trouve des vélos à louer : les Vélib', où les cadres cravatés et affairés, les étudiants branchés, les adolescents clochardisés, les employés sympas et les chômeurs pressés, du matin au soir et du soir au matin, glissent à sens interdit dans ce que deviennent nos villes : des parcs géants pour enfants attardés.&lt;br /&gt;Les canards sont toujours aussi blasés, les beignets à l'abricot sont aussi rances que le pain, et je déteste le vélo. Le vélo, et l'arrogance de ceux qui montent dessus, enhardis par la bonne conscience que leur donne l'esprit vert du temps, celui qui les fait saccager les pelouses en étalant leur couenne et leurs sucs dessus, hilares de pouvoir affirmer que, eux, Monsieur, ne polluent pas.&lt;br /&gt;Et nous irons chercher la beauté ailleurs, toujours plus loin, et nous irons prier le repos de plus en plus fort, et nous étoufferons sous la bonne conscience, pris d'aucun remords, torturés par aucune honte, et nous verrons s'envoler nos premières béatitudes sous les papiers d'emballage que ne pourront plus contenir nos illusions.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4612143333339773812?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4612143333339773812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4612143333339773812&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4612143333339773812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4612143333339773812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/09/en-marchant-en-ecumant.html' title='En marchant, en écumant'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TIoR-hetUPI/AAAAAAAAADc/S8ub4r9Qb7g/s72-c/250px-Entrance_to_the_Jardin_des_Plantes,_Toulouse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7619041576784877616</id><published>2010-08-30T00:11:00.004+02:00</published><updated>2010-08-30T00:51:06.130+02:00</updated><title type='text'>Bla bla bla (exégèse d'un pléonasme)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THrkCf5uULI/AAAAAAAAADM/nZTadDOAafA/s1600/Copie+de+KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_294.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THrkCf5uULI/AAAAAAAAADM/nZTadDOAafA/s400/Copie+de+KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_294.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5510967825615704242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a des jours, des moments, où l'on voudrait tout déballer, tout sortir, pas son linge sale, oh non, mais sa merde, la sienne propre, si je puis dire.&lt;div&gt;Enfant, je ne cessais de me dire : quand tu seras grand (grand, à l'époque, c'était 20 ans), tu seras un génie ou tu te tueras.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le problème, c'est qu'à bientôt 32, je ne suis pas un génie et pas encore mort.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De toute façon, tout ça ne veut rien dire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On essaie de faire des bons mots, pour s'astiquer, un peu. Ou bien pour je ne sais quoi. C'est compliqué. Mais dire ça, c'est encore essayer de faire un bon mot.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est écoeurant, à force, quoi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais on épure. Enfin, j'épure. Vous avez compris.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne crains plus de trouver Le Château de ma mère d'Yves Robert très beau. Et je vous emmerde, en plus, les artistes de mes deux qui ricanerez.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait, j'aimerais être vieux, mais ne pas crever après. Enfin, pas irrémédiablement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vieux, pour pouvoir envoyer valser les jeunes cons que je n'ai jamais pu blairer, même quand j'étais moi-même un jeune con. J'ai toujours beaucoup aimé ce que dit Deleuze de la vieillesse, je souscris a priori, je pourrais signer tout de suite.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais là encore, c'est que des mots à la con. Je bave, j'éructe, je dégueule.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parce que quand je vois ma sale gueule de gros lard partout où elle daigne se refléter, je traque la ride. Ça arrive, ça arrive. Les chairs ne sont plus tout à fait aussi fermes qu'autrefois (quand j'étais un jeune con, pour faire vite). On se voit vieillir, mais on ne se le sent pas. Tu parles, Charles, n'importe quoi. Bien sûr que je me sens vieillir. Le problème, c'est que je me sens vieillir depuis toujours. C'est étrange : le jour de mes 18 ans, j'ai comme signé à mon insu un pacte avec moi-même : memento mori. Tous les matins au réveil, une de mes premières pensées est de me dire que je vais peut-être mourir aujourd'hui. Le terrible, c'est que le soir, bien vivant, je ne suis pas émerveillé de l'être. Pas déçu non plus, faut pas charrier, mais quand même, ce désabusement, c'est regrettable. Si l'émerveillement n'est pas le corollaire de la lucidité, à quoi sert cette dernière ? Hein, je vous le demande ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il noircit le tableau. Voilà ce que j'entends, déjà. Il noircit, le Beuchy.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Qu'en sais-je, après tout ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout ça est inutile, c'est bien pour ça que je vous en fais part.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais encore une fois, c'est que des mots, tout ça, du baratin, putain de putain, faudrait fermer sa gueule de temps en temps, même quand on ne l'ouvre pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tiens, je souris.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il se regarde, le Beuche, il s'écoute.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous voyez, vous aussi, vous l'ouvrez.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On peut pas s'en empêcher.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On est trop heureux, tiens, diront certains. Une bonne guerre, ça refoutrait tout ça en place. On n'aurait plus le temps de ratiociner et de se branler. Plus de temps pour soi, même plus l'éventualité. Plus de mélancolie. Les idées fixes des bons petits réacs enfin concrétisées. Tout politique ! Chez les soviets, chez les nazis ! Hop hop hop. Y a des priorités mon gars. La hiérarchie, y en a qui la connaissent. Ils pullulent, sur la blogo. Celles des autres sont méprisables, on en fait oeuvre, de les mépriser. On a le sens des valeurs, nous, sur la blogo.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, on s'éloigne, là. De quoi, on ne sait pas, mais on s'éloigne. Moi, je veux dire. Enfin, vous aurez compris.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait, on aimerait bien être une sorte de tyran. Où chaque mot qui perturbe notre pensée (l'hindouïsme en parle fort bien, de ça, allez en lire un peu en pensant à moi) se grefferait immédiatement dans votre cerveau, et vous ne pourriez rien y faire. Littéralement, vous souffririez pour nous. Vous vivriez la Passion selon Saint Beuche. Nous serions en vous, vous seriez à nous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, à moi, vous aurez compris...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7619041576784877616?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7619041576784877616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7619041576784877616&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7619041576784877616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7619041576784877616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/bla-bla-bla-exegese-dun-pleonasme.html' title='Bla bla bla (exégèse d&apos;un pléonasme)'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THrkCf5uULI/AAAAAAAAADM/nZTadDOAafA/s72-c/Copie+de+KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_294.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7263041454891804522</id><published>2010-08-25T01:37:00.007+02:00</published><updated>2010-08-25T02:14:53.108+02:00</updated><title type='text'>Eros est une femelle cruelle</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DCIk1nyzRq4?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/DCIk1nyzRq4?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Se mutiler un trou pour castrer le mâle sûr de lui et ne sachant pas faire jouir, telle est la singularité de la femme bergmanienne.&lt;div&gt;Combler le sperme par le sang, obstruer son vagin par la coupure, effrayer par la masturbation &lt;i&gt;menstruesque&lt;/i&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Tu ne m'auras pas : je jouis.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Me branlant la chatte avec mon sang (&lt;i&gt;Cris et Chuchotements&lt;/i&gt;), me faisant enculer par un inconnu (Le Silence), sentant l'orgasme venir en t'écoutant déballer toute ton intimité (&lt;i&gt;Persona&lt;/i&gt;),  sachant que nous sommes regardés alors que, me croyant morte, tu caresses mon corps nu (&lt;i&gt;l'Heure du Loup&lt;/i&gt;), j'exhibe, moi, femme bergmanienne, devant ton effarement, ô mari, ô soeur, ô amie, ô ancien amant, ma jouissance cannibale que j'impose à ton désir livide : je te possède.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et je te regarde. Oh oui, je te regarde. Et tu t'effondres en moi. Comme une bite à jamais impuissante dans le gouffre de mon être.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7263041454891804522?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7263041454891804522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7263041454891804522&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7263041454891804522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7263041454891804522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/eros-est-une-femelle-cruelle.html' title='Eros est une femelle cruelle'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1928834363508179894</id><published>2010-08-24T23:49:00.004+02:00</published><updated>2010-08-25T00:15:19.169+02:00</updated><title type='text'>Conversation secrète</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THRAvdETDBI/AAAAAAAAAC8/NvAPhFnPC_k/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THRAvdETDBI/AAAAAAAAAC8/NvAPhFnPC_k/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_8.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5509099428181642258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Alors, B, de gauche ou de droite ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : D'en haut. De toute éternité, d'en haut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Pirouette cacahuète.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : Je vous emmerde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : De gauche ou de droite, B ? Répondez.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : Si je vous réponds que je suis de droite au milieu de gens de gauche et de gauche au milieu de gens de droite, que diriez-vous ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Pirouette cacahuète.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : N'empêche que vos nichons me font bander.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Encore vos histoires d'ascension, c'est ça ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : Oh oui, tout à fait, c'est le vertige des cimes, l'appel des sommets, vous comprenez ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Ouais ouais, c'est ça. Bon, vous me plaisez. Vous me mettez la bague au doigt ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : Je préfèrerais vous foutre la langue au cul, ça nettoie mieux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;X : Vous m'emmerdez.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;B : Jusqu'à ce que je crève.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1928834363508179894?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1928834363508179894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1928834363508179894&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1928834363508179894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1928834363508179894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/conversation-secrete.html' title='Conversation secrète'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/THRAvdETDBI/AAAAAAAAAC8/NvAPhFnPC_k/s72-c/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7387826973359803826</id><published>2010-08-20T23:42:00.011+02:00</published><updated>2010-08-21T01:03:16.815+02:00</updated><title type='text'>Gruissan, mon presque-amour</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La Clape.&lt;/div&gt;Une fois que vous y entrez, vous êtes pris, quoi que vous puissiez décider. Ce n'est pas innocent s'il n'y a personne.&lt;div&gt;C'est d'abord la symphonie ininterrompue des cigales qui rythme vos pas : vous savez d'emblée que la marche sera fluide et entêtante. Si vous êtes sourd, l'odeur inaltérable des pins d'Alep ne vous laissera aucun doute : vous ne pourrez plus en sortir. C'est le souvenir de parfums de Serge Lutens qui vous submerge malgré vous, l'odeur prégnante du ciste labdanum, résineuse, orientale, presque, suave et charnelle comme sous l'effet du règne végétal trompeur et envoûtant qui se joue de vos sens au milieu du vert et de toutes ses nuances, du bleu jusqu'au jaune, entre mer et soleil, entre l'eau et le feu, où les pierres vous encerclent de leurs gouffres adorables.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En l'air, la grotte de la Crouzade !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG76FPSeL6I/AAAAAAAAACU/rXjWeTKJF54/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_80.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG76FPSeL6I/AAAAAAAAACU/rXjWeTKJF54/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_80.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507614362230992802" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sous nos pieds, les marmites de la Goutine !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG77CCOe6pI/AAAAAAAAACc/lTEkEcZFN7Q/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_86.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG77CCOe6pI/AAAAAAAAACc/lTEkEcZFN7Q/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_86.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507615406696622738" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et la vue, une fois en haut, au loin, tout partout...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG78JD0OdgI/AAAAAAAAACk/bpRo7nU-ctI/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_56.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG78JD0OdgI/AAAAAAAAACk/bpRo7nU-ctI/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_56.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507616626894075394" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais enfin, il faut bien redescendre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y en a, des plages, et pas que celle qui vit Béatrice Dalle se faire fourrer. Et elles sont immenses. Mais il n'empêche : le vacancier aime la jouer collé-serré, pendant ses vacances. Une serviette, un sac, une raquette, qu'importe le bidochon pourvu qu'on ait l'étroitesse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, il reste la mer. Mer qui, bien évidemment, est gelée. 16°C en août avec le traditionnel vent du nord-ouest, c'est fendard. Hors de l'eau, sable dans la gueule. Dans l'eau, frissons dans les meules.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Allons-y pour les frissons, ça tonifie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les vacances à la plage, c'est aussi et surtout l'occasion de se jeter dans la gueule du loup, d'éprouver son masochisme, d'être la proie des faiseurs de fric.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous ne reviendrons pas sur les chacals de &lt;i&gt;photographes de vos vacances &lt;/i&gt;que nous avons dû, avec la patience qui nous caractérise, envoyer voir ailleurs&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;et nous arrêterons quelque peu sur ce qu'il est convenu d'appeler des&lt;i&gt; guides.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG7_mEQCqVI/AAAAAAAAAC0/3u9h5RJTG3E/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_131.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG7_mEQCqVI/AAAAAAAAAC0/3u9h5RJTG3E/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_131.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507620423761832274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG7_eSfDJKI/AAAAAAAAACs/-3ZcUmGCwaw/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG7_eSfDJKI/AAAAAAAAACs/-3ZcUmGCwaw/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507620290143921314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;L'abbaye de Fontfroide, les Salins du Midi. Deux institutions, deux endroits où il est impossible d'entrer sans visite guidée.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une heure et quart pour chacune au poil du cul près, et voilà tout. Vous auriez aimé visiter la bibliothèque, la cuisine, voir de plus près la porte d'entrée originelle, vous extasier plus longtemps devant la chapelle des morts ou le rose des marais ? Vous composerez avec votre frustration.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ou bien vous la noierez dans la mélancolie des masses écumantes le soir, glace ou chichi à la gueule, un petit tour et puis un autre, sur le port, sur les terrases, sur soi, sur rien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce rien qu'on n'espère même plus tant on le désire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7387826973359803826?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7387826973359803826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7387826973359803826&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7387826973359803826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7387826973359803826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/gruissan-mon-presque-amour.html' title='Gruissan, mon presque-amour'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TG76FPSeL6I/AAAAAAAAACU/rXjWeTKJF54/s72-c/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1285808065305422740</id><published>2010-08-19T11:21:00.003+02:00</published><updated>2010-08-19T11:52:35.450+02:00</updated><title type='text'>Les péripatéticiens de vos vacances</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TGz-kBPfKWI/AAAAAAAAACM/5E_Hdm8bC6w/s1600/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_203.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TGz-kBPfKWI/AAAAAAAAACM/5E_Hdm8bC6w/s400/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_203.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507056339129411938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c'est le sable, le soleil, l'inclinaison de la lune, mais le fait est là : les chacals de Photosphère sont lâchés.&lt;div&gt;Et ils sont déchainés, cette année ! De sexe essentiellement masculin, jeunes, le tee-shirt blanc et l'appareil-photo toujours prêt à être dégainé, les violeurs de votre image sévissent partout et tout le temps : bars, restaurants, bancs publics, et même, la grande classe, sur les plages.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Leur cible préférée ? Les jeunes enfants. Voir un gamin à poil, ça les excite. Ça leur fait dresser l'objectif, ça, et leur démarche débonnaire ne cache rien. Ils veulent les photographier, les enfants. Ça prend pas longtemps, qu'il disent, cinq minutes. Après quelques poses lascives, ils vous invitent à passer à la boutique pour voir les clichés, et bien sûr les acheter. Classique. Soit. Ils ont besoin de travailler, qu'on entend.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Non. Ils ont besoin de pénétrer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De pénétrer votre insouciance relative, ponctuelle et naissante. Vous baissez la garde, et les chacals débarquent. De long en large et de large en long, ils écument la plage et vous ne pouvez plus jamais savourer le soleil sur votre peau, les embruns dans vos narines et l'eau salée qui vous berce. Vous ne pouvez plus jouir du simple plaisir d'être là.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En toute impunité, les chacals de Photosphère se dirigent vers vos enfants, vers vous si vous êtes de sexe femelle et ne dépassez pas 18 ans. Ils viennent vous chercher dans l'eau si besoin est.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ah, comme on sent chez eux le regret de ne pouvoir photographier vos enfants sans votre consentement, pour pouvoir vous faire chanter après : &lt;i&gt;j'ai des photos de tes gosses en maillot de bain, tu raques ou je les mets sur des sites spécialisés&lt;/i&gt; ?...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il est incroyable de constater que nous vivons dans un pays qui interdit tout racolage aux prostituées (lesquelles n'ont pourtant jamais harcelé qui que ce soit) et le permettent aux putains de Photosphère, qui le pratiquent de la façon la plus ignoble qui soit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a vraiment des jours où l'on se dit que lorsqu'on n'est pas capable de casser la gueule à ce genre d'ordures, l'extinction des feux n'est plus très loin...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1285808065305422740?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1285808065305422740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1285808065305422740&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1285808065305422740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1285808065305422740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/les-peripateticiens-de-vos-vacances.html' title='Les péripatéticiens de vos vacances'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TGz-kBPfKWI/AAAAAAAAACM/5E_Hdm8bC6w/s72-c/KONICA+MINOLTA+DIGITAL+CAMERA_203.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-4610766429863835875</id><published>2010-08-09T00:17:00.001+02:00</published><updated>2010-08-09T00:19:32.241+02:00</updated><title type='text'>Vacances</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TF8tLb9GAlI/AAAAAAAAACE/S7-xhwJInA8/s1600/filles-bikini-plage.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 271px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TF8tLb9GAlI/AAAAAAAAACE/S7-xhwJInA8/s400/filles-bikini-plage.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503166944175850066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis attendu.&lt;br /&gt;Retour dans quelques jours.&lt;br /&gt;Merci de votre compréhension.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-4610766429863835875?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/4610766429863835875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=4610766429863835875&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4610766429863835875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/4610766429863835875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/vacances.html' title='Vacances'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TF8tLb9GAlI/AAAAAAAAACE/S7-xhwJInA8/s72-c/filles-bikini-plage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5653154604562493501</id><published>2010-08-08T01:24:00.003+02:00</published><updated>2010-08-08T01:29:04.416+02:00</updated><title type='text'>Pipi caca prout</title><content type='html'>Internet est un peu l'interne être, alors les larmes larvées de mon subconscient sinusoïdal vous disent... &lt;br /&gt;Épitaphons les syphons adjacents à notre mémoire dont la trace vectorielle ne sait elle non plus que dire.&lt;br /&gt;Et laissons-nous aller à l'euphorie grivoise le temps d'un aller aux métronomes marins de nos vagues turgescentes et invasives.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5653154604562493501?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5653154604562493501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5653154604562493501&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5653154604562493501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5653154604562493501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/pipi-caca-prout.html' title='Pipi caca prout'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2178091462506411372</id><published>2010-08-05T18:06:00.004+02:00</published><updated>2010-08-05T18:19:49.709+02:00</updated><title type='text'>Beuche a vaincu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TFrknq5ohqI/AAAAAAAAAB8/cIfz5MrWV2c/s1600/800px-Jacques-Louis_David__The_Coronation_of_Napoleon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 250px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TFrknq5ohqI/AAAAAAAAAB8/cIfz5MrWV2c/s400/800px-Jacques-Louis_David__The_Coronation_of_Napoleon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501961264968533666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça y est, c'est fait, nous y sommes.&lt;br /&gt;La gloire.&lt;br /&gt;Une personne.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, une seule personne est venue sur mon blog.&lt;br /&gt;Cette personne, c'est moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, tout ce à quoi nous travaillons depuis plus d'un an est advenu. Il n'y a plus besoin de bloguer, plus besoin de forumer, plus besoin de rien faire : Beuche EST.&lt;br /&gt;Quelle plus belle preuve de pouvoir et d'omniscience, de contrôle absolu sur les corps et les volontés, que lorsque ses propres disciples n'ont plus besoin de venir à nous ? &lt;br /&gt;Quel plus grand signe de majesté que l'absence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a même plus besoin de chlorure de potassium pour entrer dans l'Éternel : il faut juste confier son âme à Beuche.&lt;br /&gt;Le vide fera le reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2178091462506411372?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2178091462506411372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2178091462506411372&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2178091462506411372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2178091462506411372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/08/beuche-vaincu.html' title='Beuche a vaincu'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TFrknq5ohqI/AAAAAAAAAB8/cIfz5MrWV2c/s72-c/800px-Jacques-Louis_David__The_Coronation_of_Napoleon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6930229452842661996</id><published>2010-07-31T12:06:00.006+02:00</published><updated>2010-08-01T02:27:34.339+02:00</updated><title type='text'>Confession d'un enfant du rien</title><content type='html'>Rien ne me prédiposait à être tourmenté par les affaires politiques de mon pays, absolument rien, à son devenir, à ce qu'il est, à sa disparition possible, aux doutes concernant sa survie.&lt;br /&gt;Issu d'une famille d'ouvriers non politisés, non syndiqués, et d'artisans travaillant à leur compte, j'ai traversé mon enfance sans aucune conscience politique, en moi comme autour de moi, comme si les affaires publiques n'étaient pas de notre monde, mais le domaine réservé de quelques nantis bien obligés d'occuper leurs journées. L'ignorance le disputait à la condescendance. Nous nous sentions, sans même en avoir conscience, en-dehors de l'Histoire.&lt;br /&gt;Les années 80 furent une bulle d'amnésie collective et le suicide festif de notre conscience. &lt;br /&gt;La classe ouvrière lasse aspirait au confort de la petite-bourgeoisie, la publicité le leur promettait, leur paye y pourvoyait modestement. Les radios dites libres gueulaient leur liberté comme les aristocrates chez Sade savouraient la leur : en s'y vautrant. Les classes dirigeantes culpabilsaient ou faisaient semblant : il leur fallait se montrer &lt;em&gt;sympas&lt;/em&gt;. Le fric, lui, était totalement désinhibé : ce fut le règne du fric pour le fric, le Parnasse de la conquête du pognon.&lt;br /&gt;Mais il fallait, au milieu de ce vide idéologique, teinter son désert d'apparence de grandeur comme une putain se donne des airs de vertu en refusant d'embrasser : l'idéologie dogmatique anti-raciste institutionnalisée était née. Incapable d'enrayer le chômage, incapable de grandeur, incapable de produire du sens, incapable d'avoir sa place dans l'histoire du monde, la France se servit de sentiments louables comme d'un paratonnerre la protégeant de la foudre du réel : il nous tombe aujourd'hui à la gueule avec d'autant plus de force que ce paratonnerre ne s'est pas contenté d'être planté comme un épouvantail de nos médiocrités, oh non : il nous a servi à nous flageller.&lt;br /&gt;Salauds de Blancs ! Salauds de colonisateurs ! Salauds de collaborateurs ! Salauds d'esclavagistes !&lt;br /&gt;La repentance et le devoir de mémoire sont bien jolis, mais pour qu'ils soient bénéfiques il faut qu'ils soient partagés : ne l'étant pas, ils ne peuvent que se retourner contre ceux qui en font acte.&lt;br /&gt;Dont acte.&lt;br /&gt;Nous sommes en 2010, et l'heure n'est plus aux branlettes soixante-huitardes de nos prédecesseurs et aux utopies d'ouverture : nous sommes déjà dilatés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, vraiment, rien ne me prédisposait à ces tourments politiques. Je déteste ça, je crois, la politique. Je comprends la génération qui a précédé la nôtre : elle a cru à la toute-puissance de l'accomplissement de l'individu. J'aurais fait pareil, j'y aurais cru de la même façon, dans le contexte qui fut la sienne. &lt;br /&gt;Mais je lui en veux, aussi, à cette génération qui n'a connu aucune guerre, à cette génération qui a connu le plein-emploi, la baise sans capote, le sentiment de liberté. Car que nous lègue-t-elle ?&lt;br /&gt;L'impossibilité de croire en ce bonheur, l'impossibilité de le vivre. Et surtout, surtout, l'impossibilité de croire en nous. Car la guerre qui ne viendra plus, nous l'avons déjà perdue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6930229452842661996?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6930229452842661996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6930229452842661996&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6930229452842661996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6930229452842661996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/confession-dun-enfant-du-rien.html' title='Confession d&apos;un enfant du rien'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8531280416106818250</id><published>2010-07-29T09:28:00.005+02:00</published><updated>2010-07-30T11:22:12.474+02:00</updated><title type='text'>Quelques instants avec Beuche, un soir d'été</title><content type='html'>&lt;em&gt;Oh, mon pays, oh Toulouse &lt;/em&gt;! comme le chantait le grand Claude.&lt;br /&gt;Hier soir, on aurait presque pu entendre les mouettes, à sept heures, rue B., entre les sandwicheries et boucheries et épiceries et restaurants halal et les hordes de clochards défoncés.&lt;br /&gt;Un homme quelque peu âgé se tenait contre un mur, le regard perdu et le futal aux chevilles. Il glissa verticalement jusqu'à la marche et s'assit. Un liquide marron s'écoula lentement en-dessous de ses cuisses. Il tenta alors de coordonner les mouvements de ses bras avec ceux de ses jambes afin, j'imagine, d'ôter définitivement son pantalon et le produit de ses intestins s'étant perdu dedans.&lt;br /&gt;L'opération étant laborieuse et mon train partant dans cinq minutes, je passai mon chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train. Ah, le train. Les joies du rail, noble conquête humaine. Un wagon sans fenêtres ouvrables dont la climatisation est en panne pour 200 personnes. Dans ces conditions, même les jolies jeunes femmes, d'habitude seuls éléments salvateurs des situations désespérées, ne peuvent pallier, par le charmant tableau qu'elles nous offrent au su de leur plein gré, aux insuffisances du souffle vital de la SNCF.&lt;br /&gt;Là où la SNCF passe, Éros trépasse.&lt;br /&gt;C'était une symphonie d'odeurs, un feu d'artifice d'écoulements en tous genres, un pot-au-feu de macérations dont l'accablement le disputait à la résignation. Les sueurs se mélangaient sur les peaux, les effluves de menstrues séchées, de foutre collé, de cul mal lavé et de sexe négligé dansaient tout autour de nous, des chiens mouillés s'imposaient à nos nez sans qu'il y en eût le moindre, des vélos écolos et citoyens prenant la place de quatre personnes se cognaient contre nos jambes, et chacun de tenter de conserver ce qui distingue l'homme civilisé du sauvage en évitant soigneusement de regarder ses compagnons d'infortune.&lt;br /&gt;Lorsqu'une institution décide d'annihiler toute dignité chez ses usagers, on se demande bien ce qui va pouvoir permettre à nos concitoyens de ne pas sombrer dans la barbarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, en me dirigeant vers ce que notre grand Claude qualifiait de &lt;em&gt;fleur de corail que le soleil arrose&lt;/em&gt;, traversant la rue B dans l'autre sens, je vis, alangui sur une marche, un jeune homme branché à son Ipod.&lt;br /&gt;Une mosaïque marron et verdâtre le soutenait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8531280416106818250?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8531280416106818250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8531280416106818250&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8531280416106818250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8531280416106818250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/quelques-instants-avec-beuche-un-soir.html' title='Quelques instants avec Beuche, un soir d&apos;été'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2215751383922112889</id><published>2010-07-27T16:53:00.003+02:00</published><updated>2010-07-27T17:27:19.619+02:00</updated><title type='text'>Des choses qui arrivent, parfois</title><content type='html'>Une fois, j'ai été capturé par des types appartenant à une tribu primitive, chez eux, alors que je n'y étais jamais allé, j'étais là-bas sans jamais y être allé, vous comprenez ?, et un des types me filmait, il disait qu'ils allaient me tuer, et ils avaient la queue à l'air, ils se suçaient tous là-dedans, mon Dieu, et moi je ne savais pas où me mettre, heureusement qu'instantanément je me suis retrouvé dans un fauteuil rouge devant une télévision !&lt;br /&gt;Il s'agissait d'un magicien extraordinaire invité par Patrick Sébastien, qui promettait quelque chose que l'on n'aurait jamais pu imaginer ! Et pour cause : il baisse son calbut, et hop, v'là-t-y pas qu'il se prend le service trois-pièces dans la main et, d'un coup d'un seul, se le retire littéralement du corps ! Comme quand on enlève un bras à une poupée Barbie, pareil ! Désarticulées, la bite et les couilles ! Mais ce n'est pas tout : et hop, il se remet tout ça aussi prestement de là où il se l'était sorti ! Ni vu ni connu ! J'ai mal pour lui.&lt;br /&gt;Ce n'est pourtant pas de ça que je cause à mon ami que je ne connais pas et qui m'irrite profondément, sur l'autoroute déserte au milieu de laquelle nous marchons à travers champs, cette nuit printannière qui assiste à ma gêne. Car je suis gêné, j'ai honte et j'ai peur : à mesure que je parle, mes gencives produisent une sorte de vomi très solide, comme quand on mastique un aliment sans l'avaler, et je ne peux plus articuler qu'avec difficultés, je me retourne pour enlever ces scories, mais elles reviennent, elles reviennent, je crache mais elles reviennent, alors je laisse tout ça monter et envahir ma bouche, je me dis que si je ne force pas la nature un nouvel équilibre naîtra, mais non, pas du tout, je laisse faire et voilà que je m'étouffe, je m'étouffe, mes sécrétions buccales se densifient, elles vont emplir mon oesophage, mon larynx, mes poumons, tout, et l'autre con à côté de moi qui continue à marcher et à écouter mes paroles qui ne viennent plus...&lt;br /&gt;En plus, ils veulent à tout prix qu'on aille habiter dans cette zone commerciale, industrielle, passagère, artisanale, universelle et carrefouresque. Je ne peux même pas parlementer avec eux, je ne sais qui ils sont. Les camions défilent la nuit, les camions défilent le jour, les routes enfilent la pluie, les routes dévient toujours, et je regarde par la fenêtre les errants qui viennent et ne partiront jamais, et les valises à la main attendant que demain advienne, nu et virginal, comme si jamais je n'avais existé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2215751383922112889?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2215751383922112889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2215751383922112889&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2215751383922112889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2215751383922112889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/des-choses-qui-arrivent-parfois.html' title='Des choses qui arrivent, parfois'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-5020826727760459345</id><published>2010-07-24T17:03:00.005+02:00</published><updated>2010-07-24T18:12:30.517+02:00</updated><title type='text'>Sonnet pour Michel Houellebecq</title><content type='html'>Comme un soir d'automne autour de Couffouleux,&lt;br /&gt;Dans le Carrefour Contact aux allées minces, &lt;br /&gt;Ses doigts hésitent entre les têtes de gondoles.&lt;br /&gt;Il y a beaucoup de vent à Rabastens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caissière impassible aux seins éclatants&lt;br /&gt;Fait danser tout son argent &lt;br /&gt;Qu'il lui donne livide au sein de ses tourments.&lt;br /&gt;Il y a beaucoup de vent à Rabastens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est dans un cri de circonstance&lt;br /&gt;Qu'il traverse le parking vide&lt;br /&gt;Avec un sacré mal au bide,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des lardons Herta&lt;br /&gt;Et un pack de Hoeggarden sous les bras.&lt;br /&gt;Il y a beaucoup de vent à Rabastens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-5020826727760459345?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/5020826727760459345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=5020826727760459345&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5020826727760459345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/5020826727760459345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/sonnet-pour-michel-houellebecq.html' title='Sonnet pour Michel Houellebecq'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3361454631189011543</id><published>2010-07-22T13:29:00.006+02:00</published><updated>2010-07-22T16:08:05.795+02:00</updated><title type='text'>Ode à Charles Ingalls</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TEg-Nd2apJI/AAAAAAAAAB0/SRium8fMvt0/s1600/charles_ingalls1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 284px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TEg-Nd2apJI/AAAAAAAAAB0/SRium8fMvt0/s400/charles_ingalls1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5496711746277778578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si Charles Ingalls détenait la vérité ?&lt;br /&gt;Je veux dire : à ne se poser aucune autre question que sa subsistance et à vivre tel qu'il le fait, n'est-ce pas lui, Charles Ingalls, qui devrait être notre modèle à tous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Ingalls est marié et a cinq enfants (trois lorsqu'il arrive à Walnut-Grove, et sans compter les morts-nés ou nourrissons), il aime sa Caroline de femme, sa femme de Caroline l'aime, il aime ses enfants, ses enfants l'aiment et le respectent (il a aussi un chien, sans compter ceux qui sont morts).&lt;br /&gt;Charles Ingalls a la foi, la foi chrétienne, c'est un protestant, un évangéliste, il se tape de la Trinité, il va à l'essentiel, Ingalls, il va à Dieu. Quand son fils adopté Albert sera entre la vie et la mort, il construira une tour de pierre à Sa gloire avec une croix au-dessus, et Albert sera sauvé (ça ne l'empêchera pas de mourir d'une leucémie puceau, mais passons).&lt;br /&gt;Charles Ingalls ne se pose pas de questions concernant sa retraite ou sa sécurité sociale, lui : il bosse. Il travaille à la scierie, et il vend ses récoltes, son blé. Il fait tout lui-même, Charles, à part le ménage et la cuisine : ça, c'est Caroline qui s'y colle, toujours souriante à l'idée de satisfaire son mari (les gonzesses d'aujourd'hui feraient bien d'en prendre de la graine).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Ingalls place l'honneur au-dessus de tout : ne pas s'endetter, ne pas dépendre d'autrui, ne pas mentir, ne pas voler, ne pas trahir, ne pas faire Caroline cocue.&lt;br /&gt;Charles Ingalls ne se laisse pas marcher sur les pieds : c'est pas une tapette, le Ingalls. Une injustice ? Paf, un coup de poing dans la gueule, et ça repart comme en 40. Il est chez lui, Ingalls, et, s'il est accueillant, il est hors de question de venir l'envahir.&lt;br /&gt;Il est poli, aussi, Charles. Il salue toujours madame Oleson, cette bourgeoise arrogante et mesquine. Ingalls le fermier sait vivre, et le peu qu'il a, il ne le doit à personne, si ce n'est à Dieu, qu'il prie avant chaque repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un toit, un champ, une femme, des enfants : il n'en faut pas plus à Charles Ingalls pour connaître la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville est le repaire des âmes damnées et corrompues par le vice, il faut l'éviter absolument. Mais la réalité écrase tout sur son passage, même le simili-éden walnutgrovesque : c'est la ruine, Walnut-Grove est en ruine, plus d'argent, plus de récolte, plus rien, il faut partir à la ville. Les putes, le jeu, l'alcool. &lt;br /&gt;Ingalls se terre, Ingalls rumine, Ingalls prépare sa rédemption et celle de son village : il adopte un jeune vagabond et se tire avec ses exilés de walnutgroviens à Walnut-Grove : On va tout reconstruire, mes amis !&lt;br /&gt;La fille devenue aveugle, la fausse-couche de Caroline, j'en passe et des meilleures, la vie continue, coûte que coûte : Ingalls avance.&lt;br /&gt;Walnut-Grove revit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il faut se faire à l'évidence : la modernité (soit le néo-capitalisme) avale tout et ne permet pas de vivre &lt;em&gt;entre soi&lt;/em&gt; - c'est la Chute. L'exode définitif en ville. Les terres qui n'appartiennent plus aux fermiers, mais aux financiers, aux investisseurs, aux &lt;em&gt;abstraits&lt;/em&gt;. L'abstraction est la réalité de la modernité. &lt;br /&gt;L'apocalypse n'est pas loin.&lt;br /&gt;Dans l'ultime épisode, les habitants de Walnut-Grove, propriétaires terriens, propriétaires de leurs biens, responsables de leurs échecs, de leurs réussites, de leur fortune, de leur misère, refusant de devenir locataires et employés, font exploser toutes les maisons et constructions du village. &lt;br /&gt;À part l'école, aussi église.&lt;br /&gt;Car Dieu est responsable de leurs vies. Leurs vies dont il nous aura été donnés de voir la dernière épreuve, comme la fin d'un monde.&lt;br /&gt;Le monde de Charles Ingalls. Et qui nous a fait, malgré tout, rêver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3361454631189011543?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3361454631189011543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3361454631189011543&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3361454631189011543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3361454631189011543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/ode-charles-ingalls.html' title='Ode à Charles Ingalls'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TEg-Nd2apJI/AAAAAAAAAB0/SRium8fMvt0/s72-c/charles_ingalls1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3580037962592422833</id><published>2010-07-22T11:32:00.004+02:00</published><updated>2010-07-22T15:45:27.245+02:00</updated><title type='text'>En vrac, la tête dans les nuages et les pieds pas encore dans l'eau</title><content type='html'>Longtemps, j'ai espéré de bonne heure.&lt;br /&gt;Sitôt évanouies les vacances de Pâques, les chuchotements des vagues se sont toujours rappelés à moi.&lt;br /&gt;La chanson de Jonasz, insupportable, qui passait alors en boucle sur Radio Nostalgie, me faisait horreur : « Pauvre abruti, tu te plains de sucer des glaces à l'eau, mais tu y étais, à la mer ! ».&lt;br /&gt;L'attente, un dimanche matin, à quatre ans, à côté des sacs. Le temps qui passe, et toujours rien à midi. Il ne viendra pas, on n'y ira pas.&lt;br /&gt;Plus tard, l'autre abruti qui voulait voir la parade des avions de chasse à Canet. Trois heures de plage pour quinze de bouchons.&lt;br /&gt;La folle qui hurlait en pleine nuit en croyant que le toit allait s'envoler. À Port-Leucate, pensez donc.&lt;br /&gt;La première semaine complète en location, adolescent. Les bals, les chiottes bouchées, le train.&lt;br /&gt;L'océan. Une île magnifique, l'automne. Les coquillages, les copains, l'immensité à perte de vue, la liberté qui apparaissait pour la première fois, me faisant sentir son existence et ses promesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours, toujours, l'odeur et le goût du sel, l'odeur et le goût du sable. Le désir de la peau brûlante et iodée, des cheveux trempés de sable, des yeux séchés d'embruns, le corps éternellement ondulé par les ressacs, et cette caresse auditive ininterrompue, dont on est convaincus qu'elle sera la dernière après notre mort, la seule à subsister, à survivre à tout : la symphonie des vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont elles qui nous appellent, le fantasme d'être elles : l'unité dans le mouvement éternel.&lt;br /&gt;Et tout autour, les rires des enfants, les cris de joie, les silences de béatitude.&lt;br /&gt;Le soleil, l'air, l'eau, le sable. En nous.&lt;br /&gt;Jusqu'aux prochaines vacances.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3580037962592422833?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3580037962592422833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3580037962592422833&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3580037962592422833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3580037962592422833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/en-vrac-la-tete-dans-les-nuages-et-les.html' title='En vrac, la tête dans les nuages et les pieds pas encore dans l&apos;eau'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-2561805934374877867</id><published>2010-07-09T17:33:00.003+02:00</published><updated>2010-07-09T18:40:02.300+02:00</updated><title type='text'>Ce que Beuche oublie...</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDdHVRtoPRI/AAAAAAAAABs/NBDQMDmwpTE/s1600/torture.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 332px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDdHVRtoPRI/AAAAAAAAABs/NBDQMDmwpTE/s400/torture.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491936701459217682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les commentaires du billet précédent, nous avons vu que Madame de Bransle (qui pour le coup ne s'en branle pas) était intéressée par ce que Beuche oubliait.&lt;br /&gt;Comme, chez Beuche, nous voulons satisfaire notre clientèle et que nous avons une mémoire vertigineuse, nous allons réparer cette lacune.&lt;br /&gt;Ce pour quoi est Beuche, par-dessus tout, c'est pour son pouvoir, un pouvoir absolu, incontesté, incontestable, et qui ferait taire les avis divergents par quelques coups de fusil bien sentis.&lt;br /&gt;Il nous a en effet toujours semblé effarant de rechercher un pouvoir contre-balancé par d'autres.&lt;br /&gt;Beuche aurait toujours raison, même quand il aurait tort. Il serait adulé, de gré ou de force. Il ne serait pas dans la séduction, oh non.&lt;br /&gt;Il choisirait ses mesures, quitte à les supprimer le lendemain. La nation serait son caprice, ses sujets son loisir. Il récompenserait les plus méritants, éliminerait les récalcitrants, saurait faire plaisir aux indécis par des orgies ponctuelles et libératrices. &lt;br /&gt;Son modèle, bien malgré lui (on ne peut forcer sa nature) serait Louis XV : mélancolique d'être au-dessus de tout, blasé par les conquêtes déjà conquises, et allant noyer son atonie avec quelques nymphettes au fond du parc de Versailles.&lt;br /&gt;Oui, ça lui irait bien, à Beuche.&lt;br /&gt;Et puis il lui faudrait des émotions nouvelles : sentant sa fin proche, il déclencherait une guerre épouvantable dans un pays en famine et y assisterait aux premières loges.&lt;br /&gt;Car, ayant lu Sade, il a compris que la liberté absolue ne pouvait conduire qu'à une chose : la lassitude et le carnage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-2561805934374877867?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/2561805934374877867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=2561805934374877867&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2561805934374877867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/2561805934374877867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/ce-que-beuche-oublie.html' title='Ce que Beuche oublie...'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDdHVRtoPRI/AAAAAAAAABs/NBDQMDmwpTE/s72-c/torture.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1901119008924708845</id><published>2010-07-09T12:44:00.005+02:00</published><updated>2010-07-09T14:52:34.273+02:00</updated><title type='text'>0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDcbg-vfQGI/AAAAAAAAABk/U3vUYMDWxsc/s1600/tao2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 282px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDcbg-vfQGI/AAAAAAAAABk/U3vUYMDWxsc/s400/tao2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491888524013551714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre tout bouclier fiscal. Pour une imposition de 50 % réelle (c'est-à-dire sans aucune niche d'aucune sorte) et minimale pour les plus gros revenus. Contre la CMU sur une durée de plus d'un an. Contre tout RSA sans travail d'intérêt général, même minime. Pour un durcissement des conditions de l'acquisition de la nationalité française et du regroupement familial. Pour l'interdiction absolue pour l'Etat de verser le moindre centime pour toute construction d'édifice religieux ou d'établissement scolaire privé. Pour l'interdiction de toute subvention nationale pour financer le fonctionnement d'établissements scolaires privés. Pour une véritable perpétuité sans aucune possibilité pour le condamné d'y déroger, avec travaux forcés pour les criminels les plus graves. Pour l'interdiction pour les entreprises bénéficiaires de licencier. Pour l'interdiction pour les entreprises de délocaliser. Pour la suppression de la taxe professionnelle. Pour l'interdiction de toute construction d'éoliennes et de nouvelles autoroutes. Pour la taxe carbone sur les produits importés. Pour la promotion d'une agriculture raisonnée et des taxes pour les agriculteurs refusant d'abaisser leurs utilisations de pesticides et de produits toxiques. Pour la souveraineté nationale. Pour envoyer se faire mettre les technocrates de Bruxelles.&lt;br /&gt;Et j'en oublie.&lt;br /&gt;Alors, mes amis de gauche, alors, mes amis de droite : de gauche ou de droite, Beuche ? Amusez-vous. Mais sachez que je n'en débattrai pas. Que j'aie tort ou raison, je m'en branle.&lt;br /&gt;Et la gauche et la droite, je m'en branle aussi.&lt;br /&gt;Tout cela ne veut plus rien dire. Le problème, c'est que ce qui va faire sens tarde à venir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1901119008924708845?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1901119008924708845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1901119008924708845&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1901119008924708845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1901119008924708845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1.html' title='0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1-0-1'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TDcbg-vfQGI/AAAAAAAAABk/U3vUYMDWxsc/s72-c/tao2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7520250999941479910</id><published>2010-07-03T10:03:00.003+02:00</published><updated>2010-07-03T10:35:28.802+02:00</updated><title type='text'>Donne-moi ta main...</title><content type='html'>Il n'y a peut-être pas de plus grandes pertes que celles liées à l'enfance.&lt;br /&gt;Hier soir, ma fille a quitté l'école primaire, hier soir, mon fils a quitté l'école maternelle. Hier soir, j'ai quitté ma fille de l'école primaire, mon fils de l'école maternelle. Je ne les y retrouverai plus.&lt;br /&gt;On a beau savoir qu'avoir des enfants est la chose la plus banale du monde, on a beau savoir qu'ils grandissent, on a beau les voir grandir tous les jours, se dire que la trivialité de la chose rend ridicule toute constatation à ce sujet, rien n'y fait  : on ne prend jamais véritablement conscience que, chaque jour un peu plus, on les perd.&lt;br /&gt;Oh, on trouvera bien quelques âmes clairvoyantes pour nous dire qu'on ne les a jamais possédés : il sera inutile de leur répondre que la question n'est pas là.&lt;br /&gt;Car on peut perdre ce qui ne nous a jamais appartenu.&lt;br /&gt;Car ce que l'on perd, on le perd &lt;em&gt;par&lt;/em&gt;, toujours, &lt;em&gt;par&lt;/em&gt; quelqu'un, &lt;em&gt;par&lt;/em&gt; quelque chose. C'est notre enfance, que nous n'avons peut-être, d'ailleurs, jamais eue, que nous perdons par nos enfants, après l'avoir gagnée ; c'est nos enfants, qui ne nous ont jamais &lt;em&gt;appartenu&lt;/em&gt;, que nous perdons par notre enfance à inventer et qui ne cesse de nous rappeler que nous ne sommes jamais là où nous allons.&lt;br /&gt;Nos enfants sous nos bras sur le chemin de l'école, c'est nous-mêmes tels que nous n'avons jamais été sous les bras d'un père que nous n'avons jamais eu, c'est nous-mêmes tels que nous ne serons plus jamais, c'est une joie d'une existence qui n'en finit pas de se rétracter et que l'on sait déjà morte avant même que d'avoir pu naître : la nostalgie de ce qui aurait pu être.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7520250999941479910?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7520250999941479910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7520250999941479910&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7520250999941479910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7520250999941479910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/07/donne-moi-ta-main.html' title='Donne-moi ta main...'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-1621009657917059361</id><published>2010-06-28T15:23:00.002+02:00</published><updated>2010-06-28T15:26:23.547+02:00</updated><title type='text'>« Comme il n'y a rien qui ne doive finir à la longue »...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TCii9Fr5E9I/AAAAAAAAABM/qE0twQRjTnQ/s1600/ecart.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 239px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TCii9Fr5E9I/AAAAAAAAABM/qE0twQRjTnQ/s400/ecart.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5487815316332942290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quand il fut lié au poteau, le bourreau avec ses tenailles lui arracha la chair de chaque cuisse et ensuite décharna les bras. Les quatre membres ou quatre os devaient être tirés à quatre chevaux. Quatre hommes qui montaient ces chevaux, les piquèrent et tendirent horriblement les cordes qui emportaient ces pauvres membres. Mais les muscles tenaient. Il fallut que le bourreau se fit apporter un gros hachoir et à grands coups détaillât la viande d'en haut et d'en bas. Les chevaux alors en vinrent à bout. Les muscles crièrent, craquèrent, rompirent d'un violent coup de fouet. Le tronc vivant tomba à terre mais comme il n'y a rien qui ne doive finir à la longue, il fallut bien que le bourreau lui coupât la tête. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michelet, description du supplice en 1563 de Poltrot de Méré pour avoir assassiné François de Guise, in &lt;em&gt;Histoire de France&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-1621009657917059361?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/1621009657917059361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=1621009657917059361&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1621009657917059361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/1621009657917059361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/comme-il-ny-rien-qui-ne-doive-finir-la.html' title='« Comme il n&apos;y a rien qui ne doive finir à la longue »...'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TCii9Fr5E9I/AAAAAAAAABM/qE0twQRjTnQ/s72-c/ecart.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7969335190242133922</id><published>2010-06-26T10:21:00.005+02:00</published><updated>2010-06-26T12:57:36.945+02:00</updated><title type='text'>Le divin imprègne tout</title><content type='html'>Jeûner, c'est perdre d'abord ses scories, ses toxines, ses déchets.&lt;br /&gt;La tentation de la pureté est grande, d'autant plus grande qu'est atroce la souffrance de l'intoxiqué qui &lt;em&gt;élimine&lt;/em&gt;. Il faut alors être au paroxysme de l'intoxication, au faîte de sa déchéance, à la dernière limite de l'implosion.&lt;br /&gt;Mais comment l'évaluer, cette limite, comment l'identifier, la reconnaître, ou plutôt la connaître ? On l'envisage, on l'envisage, mais telle un mirage en plein désert elle n'en finit pas de se dérober, et nous de nous remplir encore et encore, implosant de ne pas exploser, haletant et suffoquant, le sable dans la gueule et le chameau sur le dos.&lt;br /&gt;On veut se sentir, et par-dessus tout se sentir se sentir. Puis, écoeurés de ce trop de soi, on n'aspire plus qu'à s'extraire de son soi, alors bien trop petit. On veut se sentir par le vide. On refuse de laisser à la douleur le monopole de nous indiquer nos organes.&lt;br /&gt;Il est alors temps pour nous de devenir l'univers.&lt;br /&gt;Après avoir repris un peu de saucisson, tout de même... Tant qu'à être dans le désert... En espérant qu'on crève pas avant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7969335190242133922?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7969335190242133922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7969335190242133922&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7969335190242133922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7969335190242133922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/le-divin-impregne-tout.html' title='Le divin imprègne tout'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-8969703089691804217</id><published>2010-06-20T00:10:00.005+02:00</published><updated>2010-06-20T00:20:52.779+02:00</updated><title type='text'>Les trompettes de la diarrhée</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TB1CpHblk4I/AAAAAAAAABE/8iIUHQuy7Gw/s1600/zuzu.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 105px; height: 130px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TB1CpHblk4I/AAAAAAAAABE/8iIUHQuy7Gw/s400/zuzu.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484613195343958914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous savons depuis belle lurette que le sommeil est devenu chose impossible (depuis que notre civilisation crève, soit depuis au moins un siècle).&lt;br /&gt;Nous savons maintenant, Beuchiens, Beuchiennes, que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;veiller&lt;/span&gt;, aussi, est désormais devenu impossible.&lt;br /&gt;Hier, à quatre heures du matin, un gros Proooouuuuuuuuuttttt a résonné dans une ville de quatre mille habitants. Vous pouvez appeler cela un village si ça vous chante.&lt;br /&gt;Hier, c'est la vuvuzela qui a chié.&lt;br /&gt;On ne sait pas trop pourquoi, pour fêter quoi (les Historiens du futur nous le diront, s'il en reste)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez Jésus-Christ veillant sur le Mont des Oliviers avec ses apôtres avachis autour de lui, quand tout à coup résonne une vuvuzela. Vous n'arrivez pas à imaginer la scène ? C'est normal. Vous souriez ? Vous avez tort.&lt;br /&gt;C'est, de loin, la vision la plus atroce qui puisse se faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-8969703089691804217?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/8969703089691804217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=8969703089691804217&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8969703089691804217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/8969703089691804217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/les-trompettes-de-la-diarrhee.html' title='Les trompettes de la diarrhée'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TB1CpHblk4I/AAAAAAAAABE/8iIUHQuy7Gw/s72-c/zuzu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6152079095711723905</id><published>2010-06-17T10:27:00.004+02:00</published><updated>2010-06-17T12:14:06.319+02:00</updated><title type='text'>L'effroi</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBnmjCVI9MI/AAAAAAAAAA8/sK7J5JjYNK0/s1600/munch_homer-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 317px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBnmjCVI9MI/AAAAAAAAAA8/sK7J5JjYNK0/s400/munch_homer-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5483667510895637698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Allons-nous vraiment finir par devoir choisir entre Besancenot et Parisot ? Est-ce le seul choix qui va nous rester, la fatalité qui se profile à l'horizon ? Quelle est la peste, quel est le choléra ? Vite, vite, un vaccin !&lt;br /&gt;Entre une Gauche qui s'appuie sur l'islam comme un unijambiste sur ses béquilles et une Droite fricarde et arrogante, où se situer lorsque l'on n'est ni riche, ni musulman, ni masochiste, ni lepéniste ? &lt;br /&gt;Ah, mais c'est bien sûr : à la morgue. À la morgue, les phobes ! Avec un tel discours, on ne peut être que phobe ! Un trouillard, voilà ce que Beuche est ! Un raciste ! Facho, nazi, réac. Ben tiens. Homophobe, islamophobe, misogyne, spéciste, même, tiens ! Ne manque plus qu'antisémite !&lt;br /&gt;Mais non, nous ne pouvons pas être que cela. Car nous détestons aussi cette Droite sarkozyste aux ordres du Medef, et qui tient le bouclier fiscal comme arme suprême de sa campagne désolée et désolante. &lt;br /&gt;Comment ça ?! Vous osez critiquer le bouclier fiscal, vous, le lecteur de l'In-Nocence ? Tout d'abord nous ne lisons plus, ô mauvaise langue, l'In-Nocence, mais nous considérons en plus, et de la façon la plus viscérale qui soit, cette mesure fiscale comme une abomination d'une injustice et d'une arrogance proprement inouïes. Eh oui !&lt;br /&gt;Beuche, partant, est donc un sale gauchiste, un ami éhonté du Bien, un apôtre du politiquement correct, un anti-raciste institutionnel, un égalitariste, un stalinien, un haldiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je vous le dis très sereinement, mes amis, que vous soyez de gauche ou de droite : je vous emmerde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6152079095711723905?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6152079095711723905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6152079095711723905&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6152079095711723905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6152079095711723905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/leffroi.html' title='L&apos;effroi'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBnmjCVI9MI/AAAAAAAAAA8/sK7J5JjYNK0/s72-c/munch_homer-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6436365616782895829</id><published>2010-06-11T15:14:00.001+02:00</published><updated>2010-06-11T15:16:36.244+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Si &lt;em&gt;toutes les eaux sont couleur de noyade&lt;/em&gt; les cieux, eux, sont parfum d'asphyxie...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6436365616782895829?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6436365616782895829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6436365616782895829&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6436365616782895829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6436365616782895829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/si-toutes-les-eaux-sont-couleur-de.html' title=''/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-7153726671431162012</id><published>2010-06-11T12:51:00.003+02:00</published><updated>2010-06-11T13:21:30.296+02:00</updated><title type='text'>Hélas</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBIb11It8wI/AAAAAAAAAA0/-pihmb38yzc/s1600/munch-death-sickroom.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 372px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBIb11It8wI/AAAAAAAAAA0/-pihmb38yzc/s400/munch-death-sickroom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5481474308073976578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le sentiment de deuil s'estompe avec le temps, on ne peut vivre avec les morts&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Jean Améry, &lt;em&gt;Porter la main sur soi&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vivants par leur mort nous lâchent, nous lâchons les morts par notre vie.&lt;br /&gt;Le manque ne s'estompera jamais, manque créé par la vie et creusé par ces morts auxquels nous ne pouvons même pas nous raccrocher et à qui nous ne pouvons plus rien offrir.&lt;br /&gt;Car les morts non plus ne peuvent vivre avec nous, et les êtres ne font que pourrir dans la mémoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-7153726671431162012?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/7153726671431162012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=7153726671431162012&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7153726671431162012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/7153726671431162012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/helas.html' title='Hélas'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZXmN3joAXQ/TBIb11It8wI/AAAAAAAAAA0/-pihmb38yzc/s72-c/munch-death-sickroom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-6409475186149191815</id><published>2010-06-10T13:01:00.002+02:00</published><updated>2010-06-10T13:28:05.264+02:00</updated><title type='text'>Un-Deux, Un-Deux, Un-Deux, Un-Deux.........</title><content type='html'>Décidément, respirer, lorsque son corps défaillant nous rappelle, à notre corps défendant, que l'on existe, est une chose bien difficile et éprouvante.&lt;br /&gt;Devoir exécuter un acte qui n'en est pas un, cela demande naturellement une opposition contre la nature proprement homérique. Prions que cela ne soit pas chimérique. Car alors la fin est proche.&lt;br /&gt;Nous ne pouvons qu'envier les légers de la trachée, les contorsionnistes de l'abdomen, les robots des nasaux, les relâchés des poumons. Les inconscients de leur corps, comme nous les jalousons, nous autres les suffocants, les chercheurs d'air, poissons éventés aux yeux de merlan même pas frit, baleines échouées sur les rives de notre désir, drogués qui n'auraient jamais eu leur dose !&lt;br /&gt;Quand donc nous donnera-t-on la liberté d'avoir un corps insouciant ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-6409475186149191815?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/6409475186149191815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=6409475186149191815&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6409475186149191815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/6409475186149191815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/un-deux-un-deux-un-deux-un-deux.html' title='Un-Deux, Un-Deux, Un-Deux, Un-Deux.........'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8192594426949816615.post-3743373164026626585</id><published>2010-06-09T14:59:00.003+02:00</published><updated>2010-06-09T15:11:37.235+02:00</updated><title type='text'>Le Beuche est mort, vive Beuche !</title><content type='html'>Nous y revenons.&lt;br /&gt;Il serait bien trop con de se priver du plaisir de marquer de notre empreinte la peau webmatique de nos visiteurs.&lt;br /&gt;Nous aussi, nous y avons droit ! Nous aussi, nous pouvons copuler par les mots, échanger par les signes, nous branler sur la Toile et nous frotter en mode binaire.&lt;br /&gt;Nous avons, pour notre plus grand bien, perdu toute illusion et, partant, toute aspiration. Nous sommes là. Nous inspirons, nous expirons, l'univers en nous.&lt;br /&gt;Nous n'attendons plus rien, car nous avons déjà tout : nous-mêmes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8192594426949816615-3743373164026626585?l=blogacredit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogacredit.blogspot.com/feeds/3743373164026626585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8192594426949816615&amp;postID=3743373164026626585&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3743373164026626585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8192594426949816615/posts/default/3743373164026626585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogacredit.blogspot.com/2010/06/le-beuche-est-mort-vive-beuche.html' title='Le Beuche est mort, vive Beuche !'/><author><name>Pascal Labeuche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15171207602742720506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
